SMSTO : Société de Médecine et de Santé au Travail de l’Ouest

 Membre de la Fédération Française de Santé au Travail

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MALADIES PROFESSIONNELLES et MALADIES A CARACTERE PROFESSIONNEL EN SANTÉ AU TRAVAIL

CHOLET - CFA - Eurespace / 26 et 27 avril 2012

JOURNEES DE PRINTEMPS 2012 DE LA SMSTO

JEUDI 26 AVRIL

Matin

08h30 : Accueil des participants
09h00 : ATELIERS avec pause pour visite des exposants de 10h30 à 11h15


N° 1 (et 1bis) : de 9h à 12h45 avec pause de 10h30 à 11h15
ANALYSE DE PRATIQUES SUR LA DETERMINATION DES MCP ET LEURS SUITES par E-PAIRS
L’inscription est limitée et conditionnée par l’apport d’un cas clinique par participant. Si vous optez
pour cet atelier qui dure 3h, vous obtiendrez des points EPP attribués par E-PAIRS.


- N° 2 de 9h à 10h30 et le même de 11h15 à 12h45 (environ 90mn chacun)
CONSULTATIONS MEDICALES EN SANTE AU TRAVAIL par Daniel BACHET, sociologue, Paris



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09h00 : ATELIER n°3 : L’EXAMEN CLINIQUE DU RACHIS ET DES MEMBRES SUPERIEURS

par Dominique TRIPODI

de 9h à 10h30 et le même de 11h15 à 12h45 (environ 90mn chacun)

Si vous optez pour l’atelier n° 2, vous pouvez suivre le n° 3 ensuite.
Si vous optez pour l’atelier n° 3, vous pouvez suivre le n° 2 ensuite.

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09h00 : ATELIER n°1 : ANALYSE DE PRATIQUES SUR LA DETERMINATION DES MCP ET LEURS SUITES

par E-PAIRS

N° 1 (et 1bis) : de 9h à 12h45 avec pause de 10h30 à 11h15
Si vous optez pour l’atelier n° 1, vous ne suivrez que celui-là.

L’inscription est limitée et conditionnée par l’apport d’un cas clinique par participant. Si vous optez pour cet atelier qui dure 3h, vous obtiendrez des points EPP attribués par E-PAIRS.

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09h00 : ATELIER n°2 : CONSULTATIONS MEDICALES EN SANTE AU TRAVAIL

par Daniel BACHET, sociologue, Paris

N° 2 de 9h à 10h30 et le même de 11h15 à 12h45 (environ 90mn chacun)

Si vous optez pour l’atelier n° 2, vous pouvez suivre le n° 3 ensuite.

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Apres-Midi

13h00 : Repas
14h15 : Introduction des journées / Présentation du contenu des journées

Introduction des journées par M. Gilles BOURDOULEIX, Maire de Cholet
et par M. Joël LE GARFF, Président du SMIEC de Cholet
Présentation du contenu des journées par Dr Caroline TILLIETTE, Médecin coordonnateur du SMIEC
et déroulement par Dr Jean-Charles HARRIGAN, Président de la SMSTO

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14h30 : Les maladies professionnelles des origines à nos jours

Dr Alain CAUBET, MCU-PH, Université de Rennes 1



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15h30 : Statistiques des Maladies à Caractère Professionnel en Pays de la Loire

Mme Céline SERAZIN, Chargée d’études InVS, Université d’Angers

PROGRAMME DE SURVEILLANCE DES MALADIES A CARACTERE PROFESSIONNEL : RESULTATS 2010 EN PAYS DE LA LOIRE Mme Céline SERAZIN, Chargée d’études InVS – celine.serazin@univ-angers.fr UNIVERSITE D’ANGERS Céline Sérazin (1), Véronique Tassy (2), Thomas Dourlat (1), Julie Plaine (1), Loïc Garras (1), Madeleine Valenty (1) (1) Département santé travail, Institut de veille sanitaire (InVS) (2) Inspection médicale du travail, Direccte des Pays de la Loire Face au sous-signalement des maladies à caractère professionnel (MCP), l’Institut de veille sanitaire et l’Inspection médicale du travail ont mis en place un programme de surveillance des MCP en Pays de la Loire en 2003. En 2012, 15 régions participent à ce programme, dont la Bretagne depuis cette année. Le programme s’appuie sur un réseau de médecins du travail volontaires signalant pendant deux semaines consécutives, deux fois par an, toutes les MCP observées lors de leurs visites médicales. Ces MCP sont définies comme les pathologies et symptômes que les médecins du travail considèrent comme d’origine professionnelle et n’ayant pas fait l’objet d’une réparation en maladie professionnelle. Les caractéristiques socioprofessionnelles de l’ensemble des salariés venus en visite médicale pendant la quinzaine considérée sont également recueillies dans un tableau de bord. Les objectifs du programme sont d’estimer la prévalence des MCP dans la population salariée de la région par sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle et secteur d’activité, de décrire les agents d’exposition professionnelle associés, et d’alerter sur des pathologies émergentes et les nouveaux risques professionnels. Sont présentés ici les résultats des Quinzaines Pays de la Loire 2010. En 2010, 140 médecins du travail ont participé au programme (soit 29 % des médecins du travail ligériens), et ont vu 14795 salariés en visite lors des deux quinzaines. 5,0 % de ces salariés ont fait l’objet d’au moins un signalement de MCP. La prévalence des MCP relevant d’affections de l’appareil locomoteur (AAL) était de 2,7 % chez les hommes et 3,0 % chez les femmes. La prévalence de MCP relevant de la souffrance psychique était de 1,4 % chez les hommes et 2,6 % chez les femmes. D’autres types de pathologies en lien avec des facteurs organisationnels et relationnels ont également été signalées (notamment 6 cas d’hypertension artérielle, d’arythmie ou de tachycardie). En Pays de la Loire, les tendances observées en 2008 et 2009 semblent donc se confirmer : stagnation globale des signalements pour affection de l’appareil locomoteur et augmentation des signalements de souffrance psychique. Ce programme contribue chaque année à une meilleure connaissance de la prévalence des MCP. Dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale, les résultats continuent ainsi à être utilisés par une commission de la Cour des comptes chargée d’estimer le coût des maladies professionnelles supporté par la branche Maladie de la Sécurité sociale. Si le programme a pour objectif notamment de contribuer à la révision des tableaux de maladie professionnelle, il permettra également de juger de l’impact de la modification du tableau 57 du régime général sur la réparation en maladie professionnelle des TMS de l’épaule.

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16h00 : PAUSE
16h30 : Statistiques des Maladies Professionnelles des Pays de la Loire

M. Rodolphe LEBRETON, Ingénieur Conseil, CARSAT PDL, Nantes

STATISTIQUES DES MALADIES PROFESSIONNELLES EN PAYS DE LA LOIRE – ROLE DE LA CARSAT M. Rodolphe LEBRETON, Ingénieur Conseil rodolphe.lebreton@carsat-pl.fr CARSAT PAYS DE LA LOIRE, NANTES Exposé qui précisera le rôle de la Carsat des Pays de la Loire et les secteurs ou elle peut intervenir dans le domaine des maladies professionnelles. Ultérieurement seront présentées les statistiques régionales (tableaux) des maladies professionnelles reconnues. Elles pourront être mises en regard avec les statistiques nationales

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17h00 : CRRMP : mode de fonctionnement dans les Pays de la Loire

Dr Dominique DUPAS, MCU, Faculté de Médecine, Dr Joëlle BARRIT, Médecin Inspecteur, DIRECCTE, Dr Pierre TOUBOUL, Médecin Conseil, CARSAT, Nantes

CRRMP : MODE DE FONCTIONNEMENT DANS LES PAYS DE LA LOIRE Dr Dominique DUPAS, MCU – dominique.dupas@chu-nantes.fr FACULTE DE MEDECINE, NANTES Dr Joëlle BARRIT, Médecin Inspecteur – joelle.barrit@direccte.gouv.fr DIRECCTE, NANTES Dr Pascal ATARIT, Médecin Conseil – pascal.atarit@ersm-paysloire.cnamts.fr CARSAT, NANTES Le CRRMP, institué par la loi n° 93-121 du 27 janvier 1993, permet d’élargir le champ de reconnaissance des maladies professionnelles. En effet, il permet de juger de l’existence ou non d’un lien entre une affection et une activité professionnelle en dehors du cadre fermé de présomption d’origine défini par les tableaux de maladies professionnelles. Les décisions du comité sont prises par 3 médecins (un PU-PH ou PH, un médecin inspecteur du travail et un médecin conseil) sur la base d’un dossier, défini par la loi, devant comporter toutes les informations nécessaires à la décision, c'est-à-dire comportant à la fois des informations médicales sur la pathologie présentée, des informations professionnelles sur les activités exercées, mai aussi des informations précises sur les risques auxquels sont soumis ou ont été soumis les salariés dans le cadre de leurs activités. Pour connaître ces risques, le CRRMP dispose de 3 sources principales d’information : l’enquête diligentée par la CPAM dans l’entreprise, l’avis de l’ingénieur conseil du service prévention de la CARSAT et l’avis du médecin du travail de l’entreprise concernée. L’enquête de la CPAM auprès de l’entreprise et de la victime permet de déterminer les risques auxquels les salariés sont soumis. L’ingénieur conseil de la CARSAT apporte son expertise technique générale sur les procédés utilisés et les processus nécessaires à l’activité. Et l’avis du médecin du travail est donc tout à fait fondamental pour le CRRMP puisque celui-ci va pouvoir : - non seulement apporter ses propres observations de terrain sur les expositions en cours et ainsi préciser les éléments déjà recueillis - mais aussi, compléter cette information par sa connaissance de l’évolution des risques auxquels a été soumis le salarié dans cette entreprise au cours de son cursus professionnel. - indiquer les moyens de prévention dont a pu bénéficier le salarié au regard des expositions existantes ou ayant existé aux postes occupés. - enfin, faire part de ses observations générales sur les risques et/ou les pathologies professionnelles constatées dans cette entreprise. C’est pourquoi la réglementation impose de solliciter systématiquement l’avis du médecin du travail avant de soumettre le dossier au CRRMP mais aussi protège la confidentialité de cet avis par des dispositions précises : - transmission au CRRMP sous pli confidentiel - lecture de l’avis du médecin du travail par les seuls membres médicaux du CRRMP - communication de l’avis du médecin du travail à la victime, aux ayants droit ou à l’employeur, uniquement par l’intermédiaire d’un praticien désigné par la victime ou les ayants droit - possibilité pour le praticien désigné d’en faire état uniquement avec l'accord de la victime ou des ayants droit, et dans le respect des règles de déontologie seules les conclusions administratives auxquelles ces documents (dont l’avis du médecin du travail) ont pu aboutir sont communicables.

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17h30 : TABLE RONDE : Comment faire évoluer le tableau des MP ?

animée par Pr Dominique PENNEAU-FONTBONNE :

Avec Dr Dominique DUPAS, Pr Christian GERAUT, M. Jean-Raymond LANRIVIN, Dr Gérard LUCAS, M. Philip RUIZ représentant syndical

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18h00 : FIN
20h00 : SOIREE DE GALA AU CHATEAU DE LA TREMBLAYE

Un car sera à votre disposition (à cocher sur le bulletin d’inscription)

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VENDREDI 27 AVRIL

LES CANCERS PROFESSIONNELS

Matin

09h00 : Part attribuable des cancers dus au travail

Dr Ellen IMBERNON, Médecin Santé Publique, InVS, Saint Maurice


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09h30 : Agrégat de cancers de la vessie dans une entreprise, dépistage, prise en charge et questions

Dr Jean-Michel STERDINIAK, Médecin du travail, Dr Gérard BARRAT, Médecin du travail, un représentant du CHSCT d’une entreprise

AGREGAT DE CANCERS DU REIN DANS UNE USINE DE L’INDUSTRIE CHIMIQUE Dr Jean-Michel STERDINIAK, Expert – jmsterdiniak@orange.fr Dr Gérard BARRAT, Médecin du travail GISCOP 93 L’usine ADISSEO, située à Commentry (Allier) fabrique par synthèse chimique de la méthionine, de la vitamine A et, jusqu’en 2009, de la vitamine E. En 1982, un nouveau procédé de synthèse de la vitamine A est mis en place, utilisant des produits intermédiaires très réactifs : c’était le but recherché par les chimistes pour améliorer le rendement et la vitesse de synthèse de la vitamine A. Les observations sur le terrain (conditions de travail très dégradées), le témoignage des opérateurs et la structure chimique très électrophiles des molécules mises en œuvre, en particulier celle du chloracétal C5, amènent en 1983, le CHSCT et le médecin du travail à demander, sans succès, à la Direction des études de mutagénicité des molécules et des améliorations des conditions de travail. En 1989, la nouvelle direction de l’entreprise accepte l’étude de mutagénicité notamment du C5 (AMES, test des micronoyaux). Les résultats sont connus en 1990. Le chloracétal est mutagène, clastogène avec ou sans addition d’extraits de foie ou de rein ; c’est dans cette dernière situation que l’action mutagène est la plus intense. En 1991, est mise en place la surveillance du personnel exposé au C5 par échographie abdominale. En 1994, grâce à l échographie systématique, deux cas de cancers du rein sont diagnostiqués et déclarés en maladie professionnelle au CRRMP. Celui-ci rejette la reconnaissance. En 1998, le nombre de cas diagnostiqués s’élève à 6. L’origine professionnelle est à nouveau rejetée par le CRRMP, sans qu’une enquête ne soit demandée. Dès 1991, à l’initiative du CHSCT et du médecin du travail, en dépit des freins et de la résistance de la Direction, des mesures de protection du personnel commencent à être prises dans l’atelier de synthèse de la vitamine A. En 1996, le CHSCT et, le médecin du travail demandent la substitution du C5 et dans l’attente, le balisage des zones à risque, un détecteur en continu de la contamination atmosphérique, un sas de décontamination… qui sont refusés par la Direction. En 1998, le service médical édite une plaquette, sur laquelle le C5 est signalé comme pouvant entraîner des cancers du rein. La suite est connue. Devant l’inertie des pouvoirs publics, le syndicat CGT de l’entreprise, avec l’aide précieuse d’Henri Pézerat a, en 2002, médiatisé l’affaire des cancers du rein d’ADISSEO, permettant à l’ensemble des 13 malades diagnostiqués alors, d’être reconnus en M.P. par le CRRMP. Pour 9 d’entre eux, la faute inexcusable de l’employeur a été prononcée par le tribunal des affaires sociales. A partir de 2003, une enquête de l’INVS, qui a duré 7 ans, a permis à la Direction de l’entreprise, d’entretenir l’incertitude sur la responsabilité du C5 et de n’engager aucune action de prévention collective importante, aucune recherche de substitution. Ainsi, depuis 1983, les nombreux freins rencontrés (Direction, CRRMP, INVS, pouvoirs publics) n’ont pas permis la mise en place d’une prévention primaire et, malheureusement, à ce jour 38 travailleurs de l’atelier C5 se sont vus diagnostiqués un cancer du rein et 11 en sont décédés.

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10h00 : facteurs de risque professionnels des voies aero-digestives supérieures.

Mme PAGET-BAILLY, Unité INSERM 687, Paris

FACTEURS DE RISQUE PROFESSIONNELS DES CANCERS DES VOIES AERO-DIGESTIVES SUPERIEURES : ETAT DES CONNAISSANCES ET PREMIERS RESULTATS DE L'ETUDE ICARE Mme Sophie PAGET-BAILLY, Chercheur – sophie.paget-bailly@inserm.fr UNITE INSERM 687, HOPITAL PAUL BROUSSE, VILLEJUIF Les cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS), définis ici comme les cancers de la cavité buccale, du pharynx et du larynx, sont fréquents en France. Les facteurs de risque majeurs de ces cancers sont les consommations de tabac et d'alcool. Le rôle des expositions professionnelles dans leur survenue reste largement méconnu. Seules les expositions à l'amiante et aux acides forts sont clairement associées à la survenue de cancer du larynx. De nombreuses autres expositions professionnelles, notamment les cancérogènes pulmonaires avérés, sont des facteurs de risque plausibles pour les cancers des VADS. Une revue de la littérature et des séries de méta-analyses ont été réalisées, pour les cancers de la cavité buccale et du pharynx d'une part, et le cancer du larynx d'autre part. Nous avons considéré les expositions à l'amiante, aux fibres minérales artificielles, aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), aux échappements de moteur, aux poussières de bois, aux poussières de textile, au travail dans l'industrie du caoutchouc, aux solvants, au formaldéhyde, aux fluides de coupe et aux poussières de ciment. Plus de 170 publications ont été analysées. Des associations avec plusieurs expositions professionnelles ont été suggérées. Pour les cancers de la cavité buccale et du pharynx, des risques augmentés ont été observés chez les travailleurs exposés à l'amiante, aux laines minérales et aux HAP. Pour le cancer du larynx, des augmentations de risque ont été observés chez les travailleurs exposés aux HAP, au gaz d'échappement, aux laines minérales, aux poussières de textile, au travail dans l'industrie du caoutchouc et aux fluides de coupe. Ce travail a permis de dresser une vue d'ensemble des facteurs de risques professionnels des cancers du larynx, de la cavité buccale et du pharynx et montre que plusieurs expositions professionnelles méritent d’être examinées de façon plus approfondie. L’étude Icare a été mise en place avec pour principal objectif la recherche de nouveaux facteurs de risque professionnels des cancers du poumon et des VADS. Icare est une étude cas-témoins multicentrique en population générale, conduite dans dix départements français couverts par un registre des cancers, entre 2002 et 2007. L'historique professionnel complet et détaillé des sujets ainsi que les consommations détaillées d'alcool et de tabac ont notamment été recueillis lors d'entretiens en face à face. Les données de cette étude ont permis d’étudier les associations entre professions et cancers des VADS. Les risques relatifs associés à chaque profession, ajustés sur les consommations de tabac et d'alcool, ont été estimés à l’aide de modèles logistiques. Chez les hommes, des risques élevés de cancers des VADS, augmentant avec la durée d'emploi, ont été observés pour les nettoyeurs, les blanchisseurs, les pompiers, plusieurs professions agricoles, les monteurs en appareillage électrique et électronique, les tuyauteurs, les soudeurs, les monteurs de charpentes métalliques, les ouvriers de la fabrication d'articles en caoutchouc et en matières plastiques, plusieurs professions de la construction, et certains conducteurs d'engins de manutention et de terrassement. Chez les femmes, des risques élevés ont été mis en évidence pour les femmes de ménage, les ouvrières de l'alimentation et des boissons, les ouvrières de l'usinage et du façonnage des métaux, les ajusteuses monteuses et les mécaniciennes de précision, les ouvrières de l'électricité et de l'électronique et les soudeuses. Ces résultats confirment l’importance des facteurs de risque professionnels dans la survenue des cancers des VADS. Certaines professions présentant un risque élevé ont des expositions communes, notamment aux solvants (blanchisseurs, nettoyeurs, travailleurs des métaux, travailleurs de la construction) et aux fibres et poussières minérales (travailleurs de la construction).

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10h30 : PAUSE
11h00 : Actualités sur les cancers broncho-pulmonaires professionnels

Pr Jean-Dominique DEWITTE, Chef du service pathologies professionnelles, CHU, Brest

ACTUALITES DANS LES CANCERS BRONCHIQUES PROFESSIONNELS : AMIANTE, DIESEL, CHROME ET LES AUTRES … Pr Jean-Dominique DEWITTE, Chef du service pathologies professionnelles jean-dominique.dewitte@chu-brest.fr Dr B. LODDÉ, MCU – brice.lodde@chu-brest.fr Dr R. POUGNET, PH – robert.pougnet@chu-brest.fr Dr B. SAWICKI, PH - bernadette.sawicki@chu-brest.fr CHU MORVAN et HOPITAL DE LA CAVALE BLANCHE - BREST Quand on recherche les actualités sur les cancers bronchiques d’origine professionnelle, quels sont les moyens à notre disposition ? Le premier qui vient à l’esprit est d’interroger les bases de données telles que PUBMED®. Pas de réelles nouveautés ni d’articles de synthèse à ce niveau. Tous renvoient vers les monographies du Centre International de Recherche sur le Cancer (www.iarc.fr) : la Revue des Maladies Respiratoires a publié en 2011 un article de synthèse sur les cancers bronchiques. On peut y lire une mise à jour des origines professionnelles, à la fois des étiologies connues, mais aussi d’autres plus discutées. Il en est ainsi des fibres céramiques réfractaires, des fumées de bitume, des HAP ou encore du béryllium. Si l’on regarde les statistiques nationales, en particulier celles de la CNAMTS (mais les derniers chiffres datent de 2008 car les données plus récentes restent plus difficiles à obtenir dans leur globalité), on voit que jusqu’en 2008, les reconnaissances de cancers bronchiques professionnels (CBP) ont été les plus nombreuses pour l’amiante, les rayonnements ionisants et les goudrons de houille. Et que dit le rapport de l’Académie Nationale de Médecine, publié en septembre 2007. L’amiante, les HAP et le chrome cette fois, restent les causes de CBP les plus étudiées. Les sociétés savantes ? Un groupe de travail commun entre la Société Française de Médecine du travail et la Société de Pneumologie de langue française, le groupe PAPPE (PAthologies Pulmonaires Professionnelles et Environnementales) a publié en 2009 un questionnaire d’aide au repérage des expositions professionnelles à destination des pneumologues ayant diagnostiqué un cancer bronchique chez un de leurs patients et qui s’interrogeraient sur une éventuelle origine professionnelle, même chez un fumeur. Basé sur les tableaux de maladies professionnelles du régime général et du régime agricole, ainsi que sur les étiologies répertoriées par le CIRC dans la catégorie I, ce questionnaire est important à connaître pour donner toutes ses chances aux anciens salariés ayant été exposés à un cancérigène professionnel. Finalement, peu de réelles nouveautés ! Bien sûr, il y a eu en 2010 l’audition publique de la Haute Autorité de Santé consacrée au suivi post-professionnel des salariés ayant été exposés aux poussières d’amiante, mais c’est surtout sa traduction dans un nouvel arrêté modifiant le suivi post-professionnel qui existait depuis février 1995 qui retiendra notre attention. En effet, ce nouveau texte permet de clarifier le suivi de tous les salariés qui ont été exposés à des produits cancérigènes, que ce soit bien sûr pour les bronches, mais aussi pour les autres organes. Et tous les médecins du travail sont donc concernés comme le rappelle le titre de cet arrêté. Nous nous arrêterons donc quelques instants pour l’étudier et en tirer les conséquences pour notre exercice.

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11h30 : Problématique du dépistage et du suivi post-professionnel des carcinomes nasosinusiens

Dr Dominique TRIPODI, PH et Médecin du travail, CHU, Nantes, Dr Caroline TILLIETTE, Médecin Coordonnateur, SMIEC, Cholet

PROBLEMATIQUE DU DEPISTAGE DES CARCINOMES NASOSINUSIENS D’ORIGINE PROFESSIONNELLE ET DU SUIVI POST-PROFESSIONNEL Dr Dominique TRIPODI, PH - MT – dominique.tripodi@chu-nantes.fr Consultation de Pathologie Professionnelle - CHU de NANTES Dr Caroline TILLIETTE, Médecin Coordonnateur – c.tilliette@sante-travail.net SMIEC, CHOLET Dr Jean-Yves DUBRÉ, Médecin Inspecteur Régional – jean-yves.dubre@direccte.gouv.fr DIRECCTE Pays de Loire Dr Marylène EVRARD, Médecin Conseil - CARSAT Maine et Loire. Introduction : nous avons reçu au cours du deuxième semestre 2011, en Consultation de Pathologie Professionnelle trois salariés âgés de 39 à 52 ans travaillant dans des entreprises de la région Choletaise, atteints de cancer des sinus ethmoïdaux et maxillaire. Un quatrième cas récent dépisté par un médecin spécialiste ORL de Cholet concerne un salarié âgé de 44 ans. Exposé des cas cliniques : cas n°1 Salarié âgé de 39 ans, exposition aux poussières de bois : 23 ans, diagnostic d’adénocarcinome de l’ethmoïde de type intestinal. Cas n°2 Salarié âgé de 47 ans, exposition aux poussières de bois : 9 ans, diagnostic d’adénocarcinome de l’ethmoïde de type intestinal. Cas n°3 Salarié âgé de 52 ans, exposition aux poussières de bois : 16 ans, aux fumées de soudage : 14 ans, carcinome du sinus maxillaire de type épidermoïde. Cas n°4 Salarié âgé de 44 ans, exposition aux poussières de bois : 11 ans ; diagnostic d’adénocarcinome de l’ethmoïde. L’ensemble des dossiers ont été déclarés en Maladie Professionnelle à la CPAM de Cholet. Discussion : L’arrêté du 6 décembre 2011 préconise un suivi des salariés exposés aux poussières de bois en se référant aux Recommandations de la HAS de janvier 2011 pour le suivi en médecine du travail préconisent un dépistage par nasofibroscopie tous les deux ans au delà de la trentième année après le début d’exposition pour tout travailleur ayant été exposé plus de douze mois cumulé. Par ailleurs certaines publications récentes concernant des suivis de cohorte de salariés exposés aux poussières de bois ont fait état de cas d’adénocarcinome de l’ethmoïde chez des sujets âgé de 40 à 45 ans. Les questions posées par ces dossiers sont triples : - Celle de la reconnaissance en MP des maladies hors tableau : cas n°3, le rôle des CPAM et CRRMP. - La problématique de suivi post –professionnel : cas n°2 n’est plus exposé aux agents cancérogènes depuis 1989 (manutentionnaire). - L’évolution des recommandations de la HAS : suivant les cas n°1 et n°4, les recommandations récentes de la HAS n’auraient pas permis le dépistage de cancer. Conclusion : A partir de ces cas, avons été interpellés par la survenue de cancers professionnels ou de cancers à caractère professionnel chez des salariés très jeunes avec des séquelles extrêmement lourdes. Nous souhaitons insister sur l’importance de la prévention primaire mais aussi rappeler l’importance du dépistage précoce des cancers professionnels, et du suivi post-professionnel notamment chez des salariés ayant changé de branche d’activité professionnelle. Ainsi, nous souhaitons montrer l’importance et la nécessité d’une mobilisation collégiale et pluridisciplinaire des acteurs de terrain, des employeurs, des CHU, MIR, CPAM, et Médecins du Travail afin de réduire le risque mais aussi optimiser le suivi des salariés.

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12h00 : La connaissance en santé au travail profite-t-elle à la population générale ?

Pr Christian GERAUT, Chef du service pathologies professionnelles, Faculté de Médecine, Nantes

LA CONNAISSANCE EN SANTE AU TRAVAIL PROFITE-T-ELLE A LA POPULATION GENERALE ? Pr Christian GERAUT, Chef du service maladies professionnelles et santé au travail christian.geraut@chu-nantes.fr CHU, NANTES ACADEMIE NATIONALE DE MEDECINE Connu depuis l'antiquité, comme maladie des mineurs de plomb (Lucrèce), le saturnisme a été la cause de nombreux cas de maladies professionnelles, reconnues comme indemnisables en 1919 grâce au tableau 1 des maladies professionnelles. Cette affection, devenue rare en milieu de travail du fait des mesures préventives avait été bien étudiée en médecine du travail, ce qui a permis de mieux comprendre et prévenir les intoxications d'enfants des quartiers défavorisés, grâce à une bonne connaissance du métabolisme du plomb dans l'organisme et à la maitrise des examens biologiques, plomburie, plombémie, acide delta levulinique urinaire, ppz, etc... L'amiante, à l'origine d'un risque professionnel longtemps minoré, en particulier en raison de la longue latence entre l'exposition et l'apparition des symptômes, considéré longtemps comme un "matériau irremplaçable", est devenu la cause de nombreuses maladies professionnelles reconnues (5807 cas en 2007, dont 1279 cancers du poumon et 418 mésothéliomes pleuraux indemnisés la même année). Le risque est maintenant connu de tous, ce qui a abouti à la suppression réglementaire de l'amiante dans les freins, les isolants, le ciment, les maisons et les grille-pains, avec un désamiantage obligatoire, non seulement des locaux de travail mais aussi des locaux d'habitation. Les brûlures par ciments fondus ou "prompts" ont été à l'origine de lésions non seulement chez les professionnels, qui ont vite compris le danger et s'en sont protégés, mais surtout chez les bricoleurs et ceci a abouti à deux rapports de C. GERAUT présentés le 3/07/2001 au Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France et le 25/09/2001 au Conseil Supérieur de Prévention des risques professionnels du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, avec ensuite une directive européenne du 16/08/2002, à la suite de laquelle des avertissements écrits ont été préconisés sur les sacs de ces ciments vendus notamment en supermarché à des bricoleurs. Les dermatites aéroportées par allergie aux résines époxydiques connues en milieu professionnel, notamment en construction navale et aéronautique, ont été l'occasion de recherches aboutissant à souligner le rôle du bisphénol F, mal connu jusqu'alors et à l'origine de nombreuses allergies méconnues et inexpliquées chez les bricoleurs utilisant colles, mastics, et surtout bétons vernis devenus la première cause des allergies aux époxys recensés dans les centres spécialisés. Ceci a permis la mise au point de patch-tests plus performants, disponibles pour toute la population. Des intoxications collectives par émanations de produits toxiques dans l'atmosphère ont pu toucher la population habitant dans des immeubles ou se trouvant dans des cinémas de Nantes. La découverte simultanée d'intoxications professionnelles chez des égoutiers pour lesquels un diagnostic précis d'intoxication par du toluène a été posé en pathologie professionnelle a permis d'expliciter les épisodes restés mystérieux pourles autorités sanitaires. Des cancers classiquement considérés comme professionnels peuvent atteindre aussi la population générale : cancers de la thyroïde et leucémies liés à des expositions à des fuites radioactives tout à fait d’actualité (Tchernobyl, Fukushima), cancers du nez et des sinus et exposition aux poussières de bois, cancers du sein et exposition à des lumières intenses de nuit, diminuant la sécrétion de mélatonine et favorisant une hyper oestrogénie cancérogène. Les troubles psycho-sociaux et les suicides en milieu de travail traumatisant font réfléchir aux relations sociales mais aussi à la qualité de vie et aux relations entre les êtres humains en général, en privilégiant la communication non violente.

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12h30 : Visite des stands

Apres-Midi

13h00 : REPAS
14h00 : La part des troubles psychosociaux dans le cadre du RNV3P

Dr Dominique DUPAS, MCU, Faculté de Médecine, Nantes



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14h30 : Les risques psychosociaux : de la déclaration en MCP à la reconnaissance en MP ?

Dr Jean-Yves DUBRÉ et Dr Véronique TASSY, Médecins Inspecteurs, DIRECCTE, Nantes



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15h00 : Investissement dans les performances économiques de la prévention et la sécurité au travail

M Bruno BISSON pour AISS (Association Internationale de la Sécurité Sociale)

RENDEMENT DE LA PREVENTION : CALCUL DU RATIO COUT-BENEFICES DE L’INVESTISSEMENT DANS LA SECURITE ET LA SANTE EN ENTREPRISE M. Bruno BISSON, Ingénieur Conseil (Présentateur intervention) – bruno.bisson@cramif.cnamts.fr AISS Comité Construction – CRAMIF, PARIS En 2010, l’ Association internationale de la sécurité sociale (AISS), l’ Assurance sociale allemande des accidents de travail et maladies professionnelles (DGUV) et la Caisse d’ assurance contre les accidents professionnels dans les secteurs de l’ énergie, du textile, de l’ électricité et des produits des médias (BG ETEM) ont lancé une étude internationale sur le thème «Calcul du rendement de la prévention pour les entreprises au plan international: coûts et avantages des investissements dans la sécurité et la santé au travail». Pour les entreprises, il importe de savoir si l’ adoption d’ une stratégie de prévention en milieu de travail est avantageuse sur le plan microéconomique. Lorsqu’ on analyse les avantages économiques des mesures de prévention, il faut distinguer entre les différents effets des mesures de prévention: impact direct(prévention des accidents du travail) et indirect (amélioration de l’ image publique); effets à court terme(coût administratif des mesures de prévention) et à long terme (pérennité des avantages tirés des mesures de prévention). Ce rapport résume les premiers résultats de l’ étude. Le succès financier de la prévention peut être exprimé comme la différence entre les avantages (monétaires) qu’ elle procure et son coût. L’ indicateur clé de performance «Rendement de la prévention» (ROP) constitue une représentation abstraite des avantages économiques potentiels de la sécurité et de la santé au travail. La comptabilité de la prévention tente de calculer si les mesures de sécurité et de santé au travail sont rentables sur le plan microéconomique (rendement de la prévention, ROP). L’étude conclut que les investissements dans la sécurité et la santé procurent des avantages directs en termes microéconomiques, avec un ratio ROP de 2,2. Cela signifie concrètement que les entreprises peuvent espérer un retour potentiel de 2,20 euros (ou toute autre monnaie) pour chaque euro (ou toute autre monnaie) investi dans la prévention, par année et par salarié. Les résultats de l’étude confirment donc que les entreprises ont économiquement intérêt à investir dans la prévention. La sécurité et la santé est une obligation légale pour les employeurs qui est bénéfique pour les employés, mais constitue également un facteur de réussite de l’ entreprise. Compte tenu des résultats de cette étude et de l’ attention que le monde porte de plus en plus aux questions de sécurité et de santé au travail, ce message mérite d’ être relayé plus vigoureusement aux niveaux national et international.

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15h30 : Intérêt de la cardiofréquencemétrie chez les chauffeurs-livreurs de farine, de l’évaluation au plan

Dr Bernard PELOU, Médecin du travail, Mme Françoise DUBOIS, Ergonome, SMIEC, Cholet

INTERET DE LA CARDIOFREQUENCEMETRIE CHEZ LES CHAUFFEURS-LIVREURS DE FARINE, DE L’EVALUATION AU PLAN D’ACTION Dr Bernard PELOU, Médecin du travail – b.pelou@sante-travail.net Mme Françoise DUBOIS, Ergonome – f.dubois@sante-travail.net SMIEC, CHOLET A l’occasion des visites médicales, les chauffeurs livreurs de farine font état de la difficulté physique de leur travail. Pourtant les conditions de livraison semblent avoir évolué vers un allègement de la charge physique par la diminution du poids des sacs de 50kg à 25kg et le développement de la livraison en vrac qui supprime les manutentions. En parallèle l’entreprise connait des difficultés de recrutement des chauffeurs-livreurs : le turn-over est important, les jeunes chauffeurs ne restant pas dans l’entreprise à l’issue de leur premier contrat. Le CHSCT constate que les accidents du travail concernent majoritairement les chauffeurs et qu’ils semblent liés à une accumulation de fatigue. Le port de charges est identifié comme l’élément majeur obstacle au recrutement et générateur de pénibilité. Pour objectiver l’astreinte physique des enregistrements de la fréquence cardiaque ont donc été proposés aux chauffeurs par le médecin. L’étude de cardiofréquencemétrie a porté sur 7 chauffeurs-livreurs volontaires sur une période de 25 jours représentant divers types de livraison (sacs, vrac et mixte avec un ou deux chauffeurs) Exemple de courbe Les résultats présentés au CHSCT ont permis de confirmer médicalement la pénibilité du métier de chauffeur livreur et renforcé la volonté de l’entreprise de poursuivre les efforts d’amélioration des conditions de travail. En lien avec l’ergonome du service de santé au travail, une étude ergonomique a ensuite été décidée pour mieux identifier les liens entre l’activité des chauffeurs et l’astreinte physique, comprendre l’origine des difficultés dans un environnement changeant, et aider l’entreprise à trouver les leviers d’action pour alléger le travail des chauffeurs.

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16h45 : CONCLUSION