SMSTO : Société de Médecine et de Santé au Travail de l’Ouest

 Membre de la Fédération Française de Santé au Travail

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NORMES ET RECOMMANDATIONS EN SANTE AU TRAVAIL.

NANTES - CCI, Les Salorges - 16 quai Ernest Renaud / 13 - 14 octobre 2011

En collaboration avec la SFMT (Société Française de Médecine du Travail)


JEUDI 13 OCTOBRE 2011

MATIN :ATELIERS de 9h00 à 10h15 et de 10h45 à 12h00

APRES MIDI : NORMALISATION EN SANTE AU TRAVAIL

Matin

09h00 : Tableau 57 revu et corrigé - atelier

Pr Yves ROQUELAURE

LE TABLEAU 57 REVU ET CORRIGÉ

Dr Annie TOURANCHET, Médecin du travail, AFPA - ANGERS

Pr Yves ROQUELAURE, PU PH – yvroquelaure@chu-angers.fr

CHU – LEEST EA 4336 – 49000 ANGERS

Résumé :

Les pathologies musculo-squelettiques professionnelles ou à composante professionnelle de l’épaule sont dominées par des syndromes douloureux non spécifiques et par les tendinopathies de la coiffe des rotateurs de l’épaule (TCR). Le diagnostic de TCR est essentiellement clinique.

Le tableau 57 des maladies professionnelles qui les indemnise, rédigé en 1991 et non modifié depuis, est en cours de refonte par la Commission des Maladies Professionnelle à la demande des Assurances Sociales. L’atelier présentera une synthèse des travaux ayant nourris la réflexion de la Commission en ce qui concerne les TMS de l’épaule qui a aboutit à un projet de refonte du tableau 57 A.

Les pathologies retenues dans le projet de tableau seront présentées et argumentées. Les critères diagnostiques seront discutés, notamment la place de l’imagerie qui est importante devant un tableau évocateur de tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l’épaule, tant pour éliminer les principaux diagnostics différentiels (arthrose, névralgie cervico-brachiale, capsulite, bursite calcifiante) que pour différencier une tendinopathie simple d’une rupture tendineuse, partielle ou complète, et pour préciser certains facteurs pronostics (rétraction tendineuse, trophicité musculaire, dégénérescence graisseuse). Le recours à l’IRM et à l’échographie est actuellement de plus en plus fréquent et sa place dans la stratégie d’imagerie devrait être précisée. Ces critères devront être pris en considération dans la formulation des conclusions des examens tomodensitométriques ou IRM rachidiens. Ces points seront discutés dans l’atelier.

Les données d’exposition exigées par le projet de tableau seront présentées et discutées.

Les principes de création des tableaux et les modalités de travail en commission seront présentés et discutés, de même que les principes des tableaux de maladies professionnelles. L’atelier abordera l’indemnisation des TMS et ses conséquences médico-administratives suite à la réforme des retraites et de la pénibilité au travail. .

Objectifs :

1. Préciser la prévalence des TMS spécifiques et non spécifiques de l’épaule ;

2. Discuter la place de l’imagerie pour la surveillance et le diagnostic des TMS de l’épaule ;

3. Discuter la place de l’imagerie dans la réparation en maladie professionnelle des tendinopathies de la coiffe des rotateurs de l’épaule et les contraintes médico-légales qu’elle impose.

4. Préciser les critères d’exposition professionnelle requis dans le projet de tableau 57A

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09h00 : Recommandations de la HAS sur le dossier santé-travail . atelier

Dr Catherine COTHEREAU, Médecin du Travail, SFMT, Paris

RECOMMANDATIONS DE LA HAS SUR LE DOSSIER MEDICAL SANTE TRAVAIL (DMST)

Dr Catherine COTHEREAU, Médecin Principal secteur ouest – catherine.cothereau@sncf.fr

SNCF – Services RH / Médicaux – 44 rue de Rome 75008 PARIS

A la demande de la Société Française de Médecine du travail, la saisine de la HAS a permis d’aboutir à une recommandation publiée en janvier 2009.

La méthode de travail retenue a été celle du consensus formalisé d’expert.

Cette recommandation a pour objectif d’améliorer la qualité des informations du dossier médical en santé au travail (DMST) afin de permettre d’évaluer le lien entre l’état de santé du travailleur et le(s) poste(s) et les conditions de travail actuels et antérieurs. L’accent est mis sur la traçabilité des expositions professionnelles, des données de santé et des informations, propositions et avis délivrés au travailleur par le médecin du travail.

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10h45 : Essai de la mise en place de la traçabilité des expositions dans le dossier médical.

Dr Claire HABERT, Médecin , Cellule Toxicologie, SNCF, Paris

ESSAIS DE LA MISE EN PLACE DE LA TRACABILITE DES EXPOSITIONS DANS LE DOSSIER MEDICAL

Dr Claire HABERT, Responsable Cellule Toxicologie – – claire.habert@sncf.fr

SNCF - PARIS

La traçabilité des expositions professionnelles vis-à-vis du risque chimique, et plus particulièrement du risque cancérogène, est une démarche d’actualité incontournable pour les entreprises. En effet, outre l’identification des travailleurs exposés, utile pour mettre en place une surveillance médicale adaptée, la traçabilité participe également à la prévention primaire, car elle est complémentaire du processus d’évaluation des risques formalisé par le Document Unique.

Dans la majorité des cas, le risque chimique est lié à l’utilisation de substances pures ou de mélanges identifiables par leur fiche de données de sécurité ; dans ce cas, le processus d’évaluation du risque chimique et la traçabilité qui en découle devraient être « relativement simples » à mettre en œuvre, sous réserve de disposer d’un outil de hiérarchisation du risque et d’un support d’information satisfaisant. Mais, en pratique, l’étape d’identification des dangers peut s’avérer difficile, lorsqu’il s’agit de situations ou de procédés de travail exposant à des nuisances chimiques et plus particulièrement à des cancérogènes. La méthode présentée ici a pour objectif de faciliter et d’améliorer la traçabilité des expositions professionnelles actuelles susceptibles d’exposer à des cancérogènes. Elle a été élaborée par un groupe de travail pluridisciplinaire, constitué par des médecins du travail et des préventeurs de la SNCF. Le groupe a d’abord identifié les principales substances cancérogènes ainsi que les activités professionnelles correspondantes dans l’entreprise, susceptibles d’y exposer, et a effectué pour chacune d’entre elles une recherche bibliographique sur les niveaux d’exposition. Sur la base de ces éléments, un outil de repérage des activités professionnelles susceptibles d’exposer à des cancérogènes a été élaboré. Cet outil est constitué par plusieurs questionnaires : un questionnaire général qui contient une liste de questions relatives aux activités professionnelles susceptibles d’exposer aux nuisances identifiées, et des questionnaires complémentaires spécifiques à chaque nuisance ; ces derniers comportent des informations sur la nature de l’activité, les paramètres d’exposition  et les mesures de prévention collectives et individuelles mises en œuvre. Il est prévu que ces questionnaires soient remplis de manière pluridisciplinaire par le dirigeant de proximité, le responsable sécurité et le médecin du travail pour chaque groupe d’exposition homogène (GEH) de salariés. Pour chaque activité repérée dans le questionnaire général, il sera vérifié si, pour chaque salarié appartenant au GEH, une Fiche Individuelle d’Exposition (FIE) est établie, date de moins d’un an, reprend la(les) activité(s) repérée(s) par le questionnaire général, et précise les paramètres d’exposition et les mesures de prévention. Si nécessaire, le contenu des FIE sera mis à jour à l’aide du(des) questionnaire(s) complémentaire(s), et sera conservé dans le dossier médical et dans le dossier administratif de chaque salarié.

Après une phase test qui se déroulera sur au moins six sites début 2012, il sera proposé, si l’expérimentation est concluante, de déployer cette méthode de manière plus large dans l’entreprise.

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Apres-Midi

13h45 : Accueil

M Nicolas BODET, Président du SSTRN, Nantes

13h45 : Introduction des journées

Dr Dominique DUPAS, Faculté de Médecine , Nantes

13h45 : Présentation du contenu des journées

Dr Jean-Charles HARRIGAN, Président de la SMSTO

14h00 : Essais, ormalisation, certification, ...définitions, élaboration, enjeux.

M Hervé ROSS-CARRE, Responsable action régionale nord ouest, AFNOR, Nantes

ESSAIS, NORMALISATION, CERTIFICATION, … : définitions, élaboration, enjeux,…

Dr Hervé ROSS CARRE, Responsable action régionale nord ouest – herve.rosscarre@afnor.org

AFNOR – 1 rue Célestin Freinet 44200 NANTES

Depuis quelques années, les entreprises doivent , c’est une obligation légale, disposer d’un document unique identifiant les risques professionnels. Au-delà de ce document, il est de la responsabilité des chefs d’entreprises que d’engager un plan d’action efficace et d’atteindre à des résultats probants en matière de santé et de sécurité. Dans ce contexte, des normes de système de management de la santé et sécurité au travail proposent une méthodologie d’organisation et de construction des plan d’actions.  Ces normes sont des outils d’application volontaire, issus d’un large consensus international, en particulier ILO OSH 2001 promu par le Bureau international du travail. Une étude de l’INRS a pu démontrer toute l’efficacité de l’application de ces normes par les entreprises

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14h45 : La nouvelle approche et l'internationalisation de la normalisation

M Jean BATAILLE, INRS, Paris

LA NOUVELLE APPROCHE ET L’INTERNATIONALISATION DE LA NORMALISATION

Dr Jean BATAILLÉ, Mission Normalisation – jean.bataille@inrs.fr

INRS – 30 rue Olivier Noyer 75014 PARIS

· Que peut apporter la normalisation à la santé au travail ?
A la conception des équipements de travail.
A l’identification des problèmes d’une ambiance de travail (émission, exposition …)
A la conception d’un lieu de travail.

· La réglementation et la normalisation
L’introduction de la nouvelle approche (directive européenne, exigences essentielles, normes harmonisées, présomption de conformité, libre circulation des biens)
Pourquoi une norme plutôt qu’un r7glement
La normalisation dans les cadre des directives sociales
Une norme n’est jamais obligatoire sauf exception (
~1% de la collection nationale)
Le Nouveau Cadre Législatif

· La normalisation est passée d’un cadre purement national à un cadre européen sinon international
L’explosion du CEN
Les accords de Vienne et de Dresde
Le concept de pertinence mondiale et les accords de l’OMC

· Les domaines où le Réseau Prévention s’investi dans la normalisation
La conception des machines (> 600 EN)
Les EPI ( >300 EN)
Les ambiances physiques (bruit, vibration, thermique, champs électromagnétiques, …)
L’exposition aux agents chimiques et biologiques
Qualité de l’air
L’ergonomie
L’amiante
Les nanotechnologie

· L’implantation du Réseau Prévention

· Les défis aujourd’hui et demain
Révision
Le côté international
Le retour d’expérience
La révision des directives
Le renouvellement des experts

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16h15 : Démarche qualité dans les services de Santé au Travail.

Dr Marie-Christine SOULA, Management Conseil Santé, Paris

DEMARCHE QUALITE DANS LES SERVICES DE SANTE AU TRAVAIL

Dr Marie-Christine SOULA – mcs@mcs-santetravail.fr

MANAGEMENT CONSEIL SANTE - PARIS

Traiter des démarches qualité dans les SST revient à nous poser la question de l’ implication des systèmes qualité dans les entreprises et de répondre au fait qu’ un SST est-il une entreprise comme les autres ?

L’ exposé comportera 3 étapes :

1. Début des réflexions sur la démarche qualité au global et dans les SST

Dés 1998 , sur l’ impulsion de M A Saux médecin chef de l’ Inspection médicale et de J. Marimbert DGT , les médecins inspecteur du travail s’étaient interrogés sur l’ opportunité d’appliquer des systèmes de certification type ISO et de réformer les agréments dans ce cadre .

Malgré les réserves émises tant par la DGT que le CNOM, un certain nombre de services se sont engagés dans cette démarche relayé par la « démarche de progrès » du CISME .

Des avantages mais aussi des inconvénients sont apparus, nous tenterons de les formaliser.

2. A ce jour, constat de la mise en place et de son évolution

La démarche qualité lorsqu’ elle a été accompagné par des professionnels et selon une méthodologie construite type « mode projet » a permis d’ouvrir le débat sur des pratiques et sur le sens du travail . Elle a permis d’ouvrir la voie à une modification des pratiques afin de progresser d’une approche individuelle vers une démarche préventive , collective et pluridisciplinaire .

Or lorsque le dialogue sur le « travail » notamment au préalable par des groupes de pairs puis pluridisciplinaire , n’ a pas pu se réaliser pour la construction de pratiques et procédures communes issus du terrain .Ces méthodes ont conduit à ce que nous voyons dans les entreprises : radicalisation , renforcement de l’ individualisme , accentuation des reporting etc et a à l’ expression de risques psychosociaux et de souffrance au travail.

3. Et demain ?

Comment concilier la nécessité de promouvoir la santé au travail , les nécessaires changements liés à l’ application de la réforme et nos impératifs déontologiques et éthiques ?

La santé au travail se doit de devenir un véritable enjeux pour tous non seulement lié à l’obligation de résultat et dans la peur de la judiciarisation des dossiers.

Pour cela nous devons continuer à élaborer des nouvelles régles de métiers émanant des pratiques de chaque SST en fonction de leur contexte , histoire et situation .

C’est à chacun de nous de co-construire la santé au travail qui comme la « qualité de vie au travail » ne peut pas se décréter, se normaliser .

Bibliographie :

-CESE :rapport de M Dellacherrie2010 / la certification dans le domaine de la santé au travail

-Rapport d’avril 2010 : la santé au travail vision nouvelle et profession d’avenir C Dellacherie, P Frimat,G Leclercq

-Travail prescrit travail Réel et santé au travail . Michel Berthet et Damien Cru / Travail et Emploi No 96 Octobre 2003

-Yves Clot 1999 .La fonction psychologique du travail PUF

-R Sainseaulieu 1988 : L’ identité au travail Presses de Sciences Po


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17h00 : Débat

VENDREDI 14 OCTOBRE 2011

EN PARTENARIAT AVEC LA SFMT

MATIN : NOUVELLES RECOMMANDATIONS

RECOMMANDATIONS DEJA PARUES

ASSEMBLEE GENERALE SMSTO

APRES-MIDI : RECOMMANDATIONS EN COURS D'ELABORATION OU EN PROJET

Matin

08h30 : Présentation du rôle de la SFMT dans l'élaboration des recommandations.

Dr Catherine NISSE, CHU LILLE, Présidente de la SFMT

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09h00 : Méthodologie des recommandations.

Pr Jean-François GEHANNO, CHU Rouen

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09h15 : Suivi post professionnel après exposition à l'amiante - recommandations de la commission d'audition

Pr Christophe PARIS, CHU Nancy

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09h30 : Suivi post professionnel amiante : Cohorte ARDCO :éléments nouveaux.

Pr Jean Claude PAIRON, CHU Créteil

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09h45 : Dépistage du cancer bronchique par tomodensitométrie.

Pr Jean Claude PAIRON, CHU Créteil

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10h00 : Recommandations pour la surveillance des travailleurs exposés aux poussières de bois.

Pr Françoise CONSO, Paris

RECOMMANDATIONS POUR LE SUIVI MEDICO-PROFESSIONNEL DES TRAVAILLEURS EXPOSES A L’ACTION CANCEROGENE DES POUSSIERES DE BOIS

Pr Françoise CONSO – consof@orange.fr

SFMT - PARIS

Les poussières de bois, auxquelles sont exposés environ 300 000 travailleurs salariés ou artisans en France, sont à l’origine de cancers des cavités naso-sinusiennes dont la forme histologique la plus caractéristique est l’adénocarcinome.

Des arguments cliniques font penser que la tumeur a un long développement endonasal silencieux avant que n’apparaissent les signes cliniques et qu’une stratégie de dépistage basée sur la visualisation précoce de la tumeur dans la fente olfactive devrait permettre d’en faire le diagnostic à un stade T1/T2, stade de pronostic fonctionnel et vital incomparablement meilleurs.

C’est dans ce contexte clinique la Société Française de Médecine du Travail propose des recommandations pour le suivi médico-professionnel des travailleurs du bois,

Ces recommandations, labellisées HAS/INCa, ont été réalisées selon la méthode du consensus formalisé d’experts, et ont bénéficié de l’aide de plusieurs autres sociétés et de nombreuses études de terrain menées en région par des groupes de médecins du travail.

Les recommandations donnent la priorité à la prévention primaire et proposent, pour une population de travailleurs ciblée sur l’ancienneté par rapport au début de l’exposition et sur l’intensité de l’exposition aux poussières de bois, un protocole de dépistage de l’adénocarcinome naso-sinusien basé sur la nasofibroscopie effectuée tous les deux ans.

Ce protocole de dépistage vise à :

- diminuer la morbidité et la mortalité associées à ces cancers naso-sinusiens ;

- homogénéiser les pratiques des médecins du travail

- assurer une cohérence entre le suivi en cours de vie professionnelle par le médecin du travail et le suivi post-professionnel assuré par le médecin généraliste.


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10h15 : Discussion
10h30 : Pause
11h00 : Salariées enceintes exposées à des substances toxiques pour le développement foetal.

Dr Robert GARNIER, Centre anti-poison, Hopital Fernand WIDAL, Paris

SALARIEES ENCEINTES EXPOSEES A DES SUBSTANCES TOXIQUES POUR LE DEVELOPPEMENT FŒTAL : surveillance médicale

Recommandations de la Société française de médecine du travail

Pr Robert GARNIER, Directeur adjoint – medieco@andorra.ad

HOPITAL FERNAND WIDAL - Centre anti-poison – 200 r. Fbg Saint Denis – 75010 PARIS

Robert Garnier1,2,3

1 - Société française de médecine du travail

2 - Consultation de pathologie professionnelle et de l’environnement, Centre antipoison de Paris, Hôpital Fernand Widal (AP-HP)

3 - Université Paris 7, Denis-Diderot

Les recommandations pour la surveillance médicale des femmes enceintes exposées à des substances toxiques pour le développement fœtal sont les premières publiées par la Société française de médecine du travail (SFMT). Elles ont été présentées en novembre 2004.

Elles sont résumées ci-dessous :

1 – Le médecin du travail doit informer les salariées en situation de procréer, du danger pour le développement fœtal des substances et préparations présentes sur le lieu de travail et les inciter à lui déclarer précocement leurs grossesses, afin d’évaluer les risques et de prendre les mesures préventives adaptées. L’évaluation pouvant requérir du temps, il est recommandé au médecin du travail de faire cette évaluation a priori, afin de prévoir les mesures à adopter en cas de grossesse.

2 – Dans le cas particulier des femmes en état de procréer qui sont exposées à des substances toxiques pour la reproduction et de demi-vie longue, le médecin du travail doit veiller à ce que l’imprégnation reste aussi basse que possible, proche de celle de la population générale.

3 – Même si c’est toxicologiquement discutable, les effets sur le développement fœtal étant généralement des effets à seuil (ne s’observant pas en deçà d’une certaine dose), le Code du travail impose de ne pas exposer directement les femmes enceintes ou allaitantes à des agents toxiques pour la reproduction de catégorie 1 ou 2 de l’Union européenne (1A ou 1B CLP) ou à des mélanges en contenant au moins 0,5 %.

4 – Quand les substances chimiques sont classées en catégorie 3 (2 CLP) des agents toxiques pour le développement foetal, ou lorsqu’elles ne sont pas classées mais que les données toxicologiques disponibles le justifieraient, ou encore quand leurs effets sur le développement sont inconnus, ou enfin, si les substances présentes sur le lieu de travail sont classées en catégorie 1 ou 2 (1A ou 1B CLP) des agents toxiques pour le développement foetal, mais que l’exposition de la salariée enceinte est indirecte, la SFMT recommande d’évaluer l’exposition et de permettre sa poursuite pendant la grossesse, quand il est établi que cette exposition est inférieure à la valeur toxicologique de référence pour les effets sur le développement, quand il en existe une.

5 – Dans la situation décrite dans l’alinéa 4, quand on ne dispose pas de valeur de référence spécifique des effets sur le développement, on peut lui substituer un seuil égal à 10 % de la valeur limite de moyenne d’exposition (VME) ou 10 % de la valeur limite de l’indicateur biologique de référence (VLB) pour l’agent considéré.

6 – Dans le cas particulier des solvants organiques, on considère qu’outre les effets spécifiques de certains d’entre eux, tous ont la capacité d’augmenter les risques d’avortement ou d’accouchement prématuré, chez les femmes exposées pendant leur grossesse, que cet effet est à seuil de dose et qu’il est additif en cas d’exposition simultanée à plusieurs solvants. En conséquence, la SFMT recommande de ne pas exposer les femmes enceintes à plus de 10 % de la VME ou de la VLB de chaque solvant ; en cas de polyexposition à de solvants organiques, c’est la somme des concentrations des indicateurs d’exposition sur la VME ou la VLB correspondante qui doit rester inférieure à 0,1.

7 – L’information sur les effets sur la reproduction des agents chimiques étant lacunaire et rapidement évolutive, il est recommandé aux médecins du travail,

- de consulter périodiquement les bases de données toxicologiques, sur les effets sur le développement fœtal des agents chimiques auxquels sont exposées les femmes en situation de procréer dont ils assurent la surveillance médicale ;

- d’enregistrer dans leur dossier médical toutes les informations sur la grossesse des salariées dont ils ont connaissance ;

- de notifier à un organisme chargé de la toxicovigilance, toute anomalie du déroulement de la grossesse ou du développement fœtal possiblement liée aux expositions professionnelles.

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11h30 : Recommandations pour la prévention et la prise en charge des rhinites allergiques.

Pr Jacques AMEILLE, CH Paris

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12h00 : ASSEMBLEE GENERALE SMSTO

Apres-Midi

14h00 : Démarche précoce d'insertion socioprofessionnelle en établists de soins de suite et de réadaptation.

Dr Anne-Claire DAPOLITO, CH Paris.

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14h15 : Les recommandations en cours d'élaboration ou en projet.

Dr Catherine NISSE, CHU LILLE, Présidente de la SFMT

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15h00 : Présentation de recommandations concernant d'autres disciplines.

Pr Jean-François GEHANNO, CHU Rouen

15h45 : Epuisement professionnel d'une équipe dans un service de soins continus.

Sophie MAHE et Marion FOUQUET, consultantes psychologues spécialisées en santé au travail, Nantes

EPUISEMENT PROFESSIONNEL D’UNE EQUIPE DANS UN SERVICE DE SOINS CONTINUS

Sophie MAHE – sante.au.travail.mahe@gmail.com

Marion FOUQUET – sante.au.travail.fouquet@gmail.com

Consultantes psychologues spécialisées en santé au travail - NANTES

Au sein d’un service de soins continus, la situation vécue par le personnel soignant est délétère pour sa santé et le constat est criant : six départs du service au cours de l’année de l’intervention, la mutation de l’ancienne surveillante à un autre poste suite à un arrêt de travail pour dépression, les arrêts de travail successifs et les crises de larmes et de colère au quotidien. Comment passe t’on d’une situation ordinaire de travail à une situation pathogène ? Quels liens peuvent se faire entre l’organisation du travail et ces situations ?

La présentation du cadre méthodologique de la psychodynamique du travail, des évolutions organisationnelles liées à la certification et à la tarification à l’activité permettra : (i) de comprendre comment le risque est géré au sein du service ; (ii) d’analyser les stratégies de défenses, inconscientes, mises en place par le personnel soignant visant à écarter les représentations conscientes du risque et de la peur ; (iii) de découvrir les actions de transformation identifiées par le personnel soignant afin de sortir de l’impasse.

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16h00 : Devenir socioprofessionnel de patients opérés d'une tendinite de la coiffe des rotateurs.

Marie CAHU, Nantes

RETROSPECTIVE DES TENDINITES D’EPAULES OPEREES

Marie CAHU

CHU - NANTES

Une étude a été réalisée auprès de 151 patients opérés d’une tendinite non calcifiante de la coiffe des rotateurs entre janvier et juin 2010 par un même chirurgien. Ces patients sont des actifs occupés au moment du diagnostic de la tendinite d’épaule. L’objectif de l’étude est double: réaliser une étude descriptive (âge, sexe, profession, contraintes physiques au poste de travail, reconnaissance en maladie professionnelle ou accident du travail) des patients opérés et étudier le devenir socioprofessionnel (durée d’arrêt de travail, reprise au poste de travail) de ces patients.

Au sein de notre population d’actifs occupés, la tendinopathie non calcifiante de la coiffe des rotateurs touche de manière préférentielle les personnes plus âgées, la médiane d’âge étant d’environ 54 ans. Cette pathologie touche autant les hommes que les femmes et affecterait plus le membre dominant. L’existence de contraintes physiques (bras en élévation ou port de charge lourdes) peut favoriser la survenue d’un syndrome de la coiffe des rotateurs même si notre étude ne nous permet pas de conclure sur ce point. Le taux de reconnaissance en maladie professionnelle ou accident du travail est important puisque la moitié des patients ont été reconnue.

Notre étude confirme la place du traitement chirurgical dans la prise en charge de cette pathologie. Celle-ci permet une amélioration des symptômes. Quatre vingt pour cent des patients se disent satisfaits ou très satisfaits de l’intervention, même s’il persiste une gêne au niveau de l’épaule opérée chez 66% des patients. La reconnaissance en maladie professionnelle ou accident du travail peut faire craindre une moins bonne satisfaction des patients vis-à-vis de l’intervention, mais celle-ci ne doit cependant pas être écartée car elle apporte quand même un bénéfice. La médiane de la durée d’arrêt de travail est de 4 mois, toutes interventions (acromioplastie à ciel ouvert, sous arthroscopie et suture de la coiffe des rotateurs) et tous patients confondus. Les facteurs influençant la durée d’arrêt de travail sont la reconnaissance en accident du travail ou maladie professionnelle et l’existence de contraintes physiques au poste de travail ; ces deux facteurs allongeant la durée d’arrêt de travail. Le statut des patients (fonction publique, secteur privé ou travailleur indépendant) n’influence pas, de façon significative la durée d’arrêt de travail, mais la tendance montre que les salariés du secteur privé ont une durée d’arrêt de travail supérieure aux deux autres populations.

Le retour à l’emploi est globalement bon après intervention pour un syndrome de la coiffe des rotateurs puisque 69% des patients ont repris leur activité professionnelle, la majorité ayant repris au même poste de travail. Les facteurs ayant un impact négatif sur la reprise du travail sont l’âge, la reconnaissance en maladie professionnelle ou accident du travail. D’autres critères négatifs sont avancés dans la littérature mais n’ont pas été recherchés dans l’étude comme le statut des salariés. Les salariés du privé seraient désavantagés par rapport aux agents de la fonction publique ou au travailleurs indépendants.

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16h15 : "TOLSTOÎ et les poules" ou les risques autour de l'installation d'une oeuvre d'art contemporain.

Dr Dominique MORVAN, SSTRN, Nantes

« TOLSTOI ET LES POULES » L’IMPROBABLE RENCONTRE AVEC LE MEDECIN DU TRAVAIL.

Dr Dominique MORVAN, Médecin du travail – dominique.morvan@sstrn.fr

SSTRN – 2 rue Linné 44000 NANTES

En 1998, l’artiste plasticien Oleg KULIK a réalisé une œuvre intitulée « Tolstoï et les poules ».

Cette production artistique est constituée d’une enceinte carrée en verre, ouverte sur le dessus, dans laquelle se trouve une sculpture grandeur nature, représentant l’écrivain « Tolstoï » assis à un bureau dans une attitude d’écriture. Au –dessus de la structure en verre, a été installée durant toute l’exposition une cage grillagée avec des poules vivantes. Les fientes des volatiles, des plumes et des céréales sont ainsi venues agrémenter et enrichir l’œuvre.

Depuis 2000, la sculpture a été extraite de son cadre de verre et rangée dans les réserves d’un musée. Pour le stockage elle a été placée dans une bulle de plastique hermétique dans laquelle a été réalisée une procédure d’anoxie, avec substitution de l’oxygène par l’azote.

En 2011, l’œuvre devant être exhumée des réserves pour être à nouveau exposée, il a été demandé au médecin du travail de faire une évaluation du risque sanitaire, lié au contact avec les déchets organiques déposés sur la sculpture.

Le risque bactériologique potentiel évoqué est la chlamydiose. En effet les Chlamydia Psittaci peuvent se trouver dans les déjections fraîches ou desséchées, ainsi que sur les plumes. Mais ces bactéries intracellulaires ne survivent que deux mois à l’extérieur de l’hôte. Or la sculpture a été conservée dix ans dans les réserves. D’autre part il est à noter que les postes à risques sont ceux où les volailles se débattent, générant des aérosols, puisque la contamination se fait principalement par inhalation.

Le deuxième risque potentiel envisagé est lié à la présence de poussières organiques et de moisissures ( même si leur développement a été stoppé en milieu anaérobie ). L’exposition massive à des poussières organiques peut, en effet, être responsable d’un syndrome toxique (ou fièvre des poussières) qui se manifeste par un syndrome pseudo-grippal.

Ce risque est peu probable car l’exposition sera limitée quantitativement.

Pour les pathologies respiratoires ; il faut ajouter le risque d’asthme allergique pour les personnes sensibilisées du fait de la présence de céréales.

Le risque chimique a également été étudié , la décomposition des déjections produisant des gaz à type de sulfure d’hydrogène et de méthane, qui sont très inflammables. Ce risque a été écarté en raison de la faible masse d’excréments et de la procédure d’installation utilisée.

En conclusion, il a été conseillé aux salariés de porter un vêtement de travail, des gants et un masque FFP2 pour la mise en place de la sculpture et l’installation du poulailler.

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16h30 : FIN DES JOURNEES, discours de cloture (voir en haut de page).