SMSTO : Société de Médecine et de Santé au Travail de l’Ouest

 Membre de la Fédération Française de Santé au Travail

Moteur de recherche :

METIERS ANCIENS, NUISANCES NOUVELLES :

Rennes - France / 19 et 20 mai 2011

Journées de printemps de la SMSTO
26ème journées internationales méditerranéennes de Médecine du Travail


SOMMET :

Président et Secrétaire permanent :

Alfredo Dino BONSIGNORE, Italie

Comité exécutif :

Alfredo Dino BONSIGNORE, Italie
Alain CANTINEAU, France
Jacint CORBELLA, Espagne
Rafik GHARBI, Tunisie
Chakib El Houssine LARAQUI, Maroc
Abdelkader SEMID, Algérie

Comité scientifique et d’organisation :

Président du comité :

Christian VERGER, Enseignant faculté, Rennes

Autres membres du comité :

Patrick BIDRON, Médecin coordonnateur, Le Mans
Alain CAUBET, MCU, PH, Rennes
Marie D'AGUANNO, Médecin du travail, Rennes Métropole
Jean-Dominique DEWITTE, Enseignant faculté, Brest
Jean-Charles HARRIGAN, Président de la SMSTO, Le Mans
Brice LODDÉ, MCU, PH, Brest
Nadine LEPRIEUR, Médecin du travail, Rennes
André PELE, Médecin du travail, Rennes
Loïc TORTELLIER, Médecin coordonnateur, Rennes
Dominique TRIPODI, Consultations pathologies professionnelles
et MTPH, Nantes

Lieu du congrès :

10 cours des Alliés 35000 RENNES– Tél : 02 23 40 66 00

Contact :

Marie-Noëlle CLAVÉ
Secrétaire SMSTO
(Société de Médecine et de Santé au Travail de l'Ouest)
Le Petit Marais 72110 NOGENT LE BERNARD
00332 43 29 73 51 ou 00336 07 72 90 62
Mail : smsto@wanadoo.fr



Jeudi 19 mai

Matin : MILIEUX DE SOINS (salle des Champs Libre)

Après-midi : TRANSPORTS ROUTIERS ET MARITIME (salle des champs libres)

SOMMEIL, VIGILANCE, HORAIRES DE TRAVAIL, NOUVELLES PATHOLOGIES (maison des associations)

                    COMMUNICATIONS LIBRES (salle des champs libres et maison des associations)

Matin

09h30 : Le médecin et sa santé, regard du médecin du travail

Dr Alain CAUBET, Université de Rennes

Le médecin et sa santé, regard du médecin du travail

A. Caubet1, T. Gouyet1, A. Chapron2

1 : Institut universitaire de Santé au Travail, Université de Rennes (France),

2 : Département de Médecine générale, Université de Rennes (France),

Plusieurs études et sondages récents, publiés en France, ont porté sur la santé des médecins. On note que l’unicité du diplôme et la quasi-uniformité de notre formation initiale, contrastent avec la variété des modes d’exercices, lesquels peuvent se combiner et se succéder au fil d’une carrière. Cela altère la puissance des études épidémiologiques descriptives. Les principales données, qu’il faudrait pouvoir comparer à celles de professions analogues, montrent que nous ne prêchons pas d’exemple devant nos patients et consultants. D’où vient cette situation paradoxale, qui affaiblit la portée de nos conseils ?

Si comme médecin du travail nous portons un regard analytique sur le métier de médecin, et malgré la variété des « tâches » accomplies, nous reconnaissons plusieurs traits dominants. C’est en premier rang une charge physique importante : forte amplitude horaire, imprévisibilité et instabilité de l’emploi du temps. Beaucoup signalent un manque de sommeil (travail posté à courte séquence par la prise de garde ; rareté des moments d’insouciance). C’est aussi une charge mentale pénible. Le coût d’entrée est très élevé (scolaire, matériel et symbolique) et le coût de sortie l’est tout autant (réorientation périlleuse). La consultation médicale est un acte intellectuel et affectif des plus complexes, irréductible aux schémas types auxquels nous avons été formés. La relation médecin – consultant n’est pas ce qu’imagine le bachelier tenté par nos études ; elle est plus réticente, voire âpre, au fil du temps. On en vient à comptabiliser les actes de violence. Le rôle administratif que l’on nous fait jouer surcharge notre responsabilité vis-à-vis de la collectivité et altère la spontanéité des échanges. En plus de ces aspects, et selon les spécialités, se surajoutent d’autres risques physiques, chimiques, infectieux et d’organisation propres, dont la liste impressionne.

Comment amener nos confrères à se prémunir des risques principaux ? Les auteurs de santé publique panacheraient incitation et contrôle. Les Ordres professionnels sont à la veille d’initiatives. Et nous ? La détermination d’une aptitude dans le sens où nous l’entendons en Santé au Travail ne convainc pas (Ce travail est-il dangereux pour cette personne ; cette personne est-elle dangereuse pour les autres travailleurs ?) ; elle comporte son revers : « l’inaptitude » et ses conséquences. Le « poste » a changé sans doute mais en cas de drame personnel, les adaptations sont quasi impossibles en secteur libéral et obligent à un reclassement si redouté qu’il n’est entrepris qu’en catastrophe. Les médecins du travail, salariés par définition, bénéficient d’une surveillance par un autre service de Santé au travail. Cette procédure est-elle efficace et pourrait-elle être étendue, en l’état ou profondément remaniée, pour être proposée à tous nos confrères ?

Il nous semble opportun que soit entrepris un inventaire des publications sur notre état de santé et des pratiques réellement mises en œuvre dans les divers pays méditerranéens ; nous pourrions dans deux ans rapporter d’utiles comparaisons et propositions.

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10h00 : Prise en charge des lombalgies et lomboradiculalgies chroniques chez les soignants

Dr Dominique TRIPODI

Prise en charge des lombalgies et lomboradiculalgies chroniques chez les soignants : expérience du Centre de Pathologie Professionnelle de Nantes

Docteur Dominique TRIPODI

Docteur Claude ROEDLICH

Consultation de pathologie professionnelle et environnementale

Nantes, France

Une consultation multidisciplinaire pour la prise en charge des sujets lombalgiques fonctionne au CHU de Nantes depuis 2006. L’étude des caractéristiques de la population des sujets examinés au moyen d’outils d’évaluation standardisés fournit des informations ayant pour but d’améliorer le procotole de prise en charge du patient lombalgique. Une réévaluation des sujets au bout de 6 mois a été effectuée, de même qu’une comparaison biométrique avec des sujets non lombalgiques.

Cettte étude permet de conclure que la prise en charge du sujet lombalgique est importante, car efficace en termes d’amélioration de la fonctionnalité et de vécu tant professionnel que plus général. La sédation complète de la douleur reste pour le moment une exception.

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10h30 : Influence du Ramadan vécu sur la vigilance des professionnels de santé au Maroc

Pr Chakib El Houssinne LARAQUI

Influence du ramadan vécu sur la vigilance au travail des professionnels de santé au Maroc

C. H. Laraqui1, 2, S. Laraqui1, 2, O. Laraqui1, 2, N. Manar1, 2, Y. El Aoudi2, A. Caubet3, Ch. Verger3

1 – Institut d’hygiène, de sécurité et de santé au travail, Casablanca, Maroc.

2 - Société marocaine de médecine du travail, Casablanca, Maroc.

3 - Institut universitaire de médecine du travail de Rennes.

Objet : les habitudes de vie changent pendant le Ramadan à cause du jeûne qui consiste en une abstinence de toute nourriture et boisson du lever au coucher de soleil. Ces changements concernent particulièrement les horaires des repas avec des répercussions sur le sommeil nocturne et la vigilance diurne au travail. Cette étude avait pour objectifs d’évaluer l’influence du ramadan vécu sur la vigilance au travail

Méthodologie : cette étude épidémiologique transversale et multicentrique s’est déroulée en 2010 et avait intéressé 2 171 professionnels de santé (1053 paramédicaux, 572 médecins et 546 personnels de soutien) travaillant dans des villes du sud (Agadir, Essaouira et Taroudant), du centre (Meknès et Azrou) et de l’ouest (Berrechid et Settat). Le support de l’enquête était un questionnaire individuel, anonymisé, mené avant, pendant et après le ramadan et inspiré de celui du réseau Morphée adapté de telle manière qu’il réponde à notre objectif.

Résultats : pendant le ramadan, la consommation médicamenteuse (antalgiques, antispasmodiques et pansement gastrique) avait augmentée alors que celle de l’alcool était nulle. Les maux de tête (37,8 % versus 25,3 %) et les troubles digestifs (dyspepsies : 35,8 % versus 18,5 %) étaient plus fréquents. La durée moyenne du sommeil nocturne a diminué (5,9 ± 1,4 heures versus 7,1 ± 1,6 heures) alors que celle des siestes a augmenté (1,5 ± 1,3 heure versus 0,6 ± 0,4 heure). Les horaires du coucher et du réveil étaient significativement retardés. Les insomnies étaient plus fréquentes (48 % versus 33 %). La prévalence des troubles de la vigilance était plus importante : Epworth supérieur à 10 (46 % versus 30,4 %), somnolence au travail (49,8 % versus 29,4 %), somnolence au volant (22,4 % versus 11,4 %). Les modifications des habitudes alimentaires intéressaient la fréquence des repas (2,3 repas par jour versus 3,1) et les horaires qui étaient décalés.

Conclusion : le médecin de travail non musulman doit être informé du décalage entre les préceptes de l’Islam et le vécu réel du ramadan. Ainsi, il pourra mieux appréhender les difficultés au travail pendant ce mois et contribuer à l’éducation sanitaire des travailleurs musulmans.

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10h45 : Pause - 10h40 / 11h10
11h15 : Risque biologique: présentation d'une méthodologie d'évaluation, de traçabilité et de conduite à ten

Dr Didier LEPELLETIER, Dr Céline BOURRIGAULT, Dr Dominique TRIPODI

Risques biologiques : présentation d’une méthodologie d’évaluation, de traçabilité et de conduite à tenir à partir d’un exemple : la tuberculose par Didier LEPELLETIER, Céline BOURIGAULT, et Dominique TRIPODI (CHU NANTES).

L’Unité de Gestion du Risque Infectieux, le Service Santé Travail, le Service des Maladies Infectieuses et Tropicales, le service de Pédiatrie et les laboratoires de microbiologie ont mis en place depuis 2010 une réflexion sur la prise en charge commune des patients et soignants pour la prévention de la transmission du risque infectieux dans les services de soins. Une fiche « Conduite à tenir en cas de contage » a été rédigée pour chaque agent infectieux transmissible.

Nous déveleppons ici l’exemple d’une investigation à mener dans le cadre d’un contage tuberculeux.

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11h30 : Etude de la fréquence des affections professionnelles de mécanisme allergique dans un établissement

Pr Abdelkader SEMID, Alger, Algérie

ETUDE DE LA FREQUENCE DES AFFECTIONS PROFESSIONNELLES DE MECANISME ALLERGIQUE

DANS UN ETABLISSEMENT DE SOINS

A . Semid , D. Nafai , F. Djouadi , M. Miloudi, .Y. Aouchiche

C.H.U de Bab El Oued, Alger

Introduction.- Les affections professionnelles de mécanisme allergique, représentées essentiellement par les rhinites , les asthmes et les dermatoses professionnelles, sont fréquentes parmi le personnel de santé en raison de la manipulation quotidienne de substances allergisantes dans diverses activités.

Objectif .- L’objectif de l’étude est de mesurer la fréquence des affections de mécanisme allergique et de les caractériser selon les différentes catégories professionnelles d’un centre hospitalo-universitaire….

Méthodes.- Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive transversale effectuée de Mai à Novembre 2010 à laquelle 217 personnels, ayant plus de 6 mois d’ancienneté , tirés au sort , dont 77 % de sexe féminin, ont participé.

L’étude a comporté un questionnaire standard inspiré du BRMC-CECA et adapté aux manifestations allergiques en milieu professionnel en général, un examen clinique orienté sur la recherche de manifestations allergiques, respiratoires, cutanées et oculaires ainsi qu’une spirométrie Les expositions professionnelles ont été évaluées par un médecin du travail.

Résultats.- Les affections allergiques retrouvées chez les 217 personnes du centre hospitalo-universitaire inclus dans l’enquête,( dont l’âge moyen est de 45 ans, la durée de l’exposition moyenne est de 12 ans et chez lesquels 34 % présentaient une atopie ), sont par ordre de fréquence décroissante la rhinite allergique ( 16,1% ) , l’eczéma ou dermite eczématiforme

( 7,8% ), l’urticaire ( 6,9% ) , l’asthme ( 6,5% ) , la conjonctivite ( 4,2% ).

L’âge moyen des agents hospitaliers présentant une allergie professionnelle, (dont 91% sont de sexe féminin ), est de 42 ans et l’ancienneté moyenne au poste de travail est de 13 ans avec apparition de l’allergie après plus de 2 ans dans 60,7% des cas.

Les personnels les plus touchés sont le personnel de nettoyage avec une fréquence de 46,2 %,

suivis des infirmiers ( 36,1 % ) , des médecins ( 22,9% ) , des aides-soignants ( 22,2 % ) et des sages-femmes ( 22,2% )

Les molécules utilisées par les personnels présentant une allergie sont essentiellement le latex (27,6%), les détergents et produits de nettoyage (25%), les désinfectants (25%), le formaldéhyde (17,1%), les antiseptiques(10,1 %) et les résines dentaires ( 4 %).

Les circonstances de découverte de l’allergie montrent que 80,3% des allergies professionnelles ont été découvertes après le début du travail en milieu de soins.

Quatre affections de mécanisme allergique seulement ont pu être déclarées comme maladie professionnelles indemnisables, compte tenu du caractère limitatif et restrictif des tableaux des maladies professionnelles en vigueur.

Conclusion.- L’étude met en évidence la fréquence persistante de l’allergie au latex chez le personnel de soins et celle de l’allergie aux produits de nettoyage et de désinfection, notamment chez le personnel de nettoyage, essentiellement féminin , en notant que les produits utilisés contiennent aussi bien des irritants que des allergisants.

La fréquence particulière de la rhinite allergique est à souligner dans tous les postes de travail

de même que celle des manifestations cutanées .

L’information du personnel et la mise en place d’un programme de prévention s’imposent pour réduire les expositions aux postes de travail.

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11h45 : Radioprotection du personnel médical en imagerie interventionnelle: études de postes

Dr Marielle COINDREAU, Mairie de ST Nazaire, Dr Virginie NAEL, CHU de Nantes

Radioprotection du personnel médical en imagerie interventionnelle : études de postes

 Les procédures d’imagerie interventionnelle sont en plein essor, or elles peuvent entraîner une exposition importante aux rayonnements ionisants. La radioprotection en imagerie interventionnelle constitue un enjeu important pour le médecin du travail exerçant dans les établissements de santé.

Deux études de poste ont été réalisées au CHU de Nantes au bloc de chirurgie vasculaire et en neuroradiologie pour évaluer l’exposition aux rayonnements ionisants du personnel médical.

Ce travail a permis de faire un bilan de la radioprotection et de mettre en place les premières mesures correctives. Ces études de poste mettent en évidence la nécessité d’optimiser les pratiques professionnelles pour diminuer l’exposition du personnel.

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12h00 : Déjeuner à l’hôtel Mercure

Apres-Midi

13h45 : Risques routiers et responsabilité médicale du conducteur

Pr Vincent WEHBI , Pr Alain DOMONT

Risques routiers et « responsabilité médicale » du conducteur.

Vincent WEHBI, Professeur de Médecine du Travail à l’USJ de Beyrouth, ancien Médecin chef de l’Inspection Médicale du Travail des Transports en France.

Alain DOMONT, Professeur de Médecine du Travail à Paris, Représentant des professions médicales au

Conseil National de Sécurité Routière.

Résumé

En moyenne, les deux tiers des accidents de travail mortels pris en charge annuellement par la CNAM ont lieu sur la route au cours d’un trajet professionnel ou d’un trajet domicile-travail.

La conduite automobile est une activité humaine à risque pour soi et pour les autres (environ 5000 morts par an, plus de 100 000 blessés dont 17% de graves).

Conduire en sécurité suppose une utilisation réglementaire du véhicule, un comportement civique du conducteur et exige un état de santé optimal en capacité de faire face à tout instant aux éventuels dangers de la route.

Le permis B est obtenu à 18 ans et, sauf infractions, sa validité administrative est illimitée, alors qu’au fil du temps l’état de santé peut se dégrader pour de multiples raisons, dont la maladie.

n Ainsi un conducteur, bien que porteur d’un permis en cours de validité, peut pour raison médicale, être inapte à la conduite partiellement ou totalement, temporairement ou définitivement.

C’est à lui d’en tirer toutes les conséquences.

n La part de la mortalité routière découlant de l’inaptitude médicale à la conduite est estimée à 5% ; soit 250 morts par an hors pathologies addictives.

L’alcool au volant est (co) responsable de 30% de la mortalité routière dont 10%

s’inscrivent dans l’alcoolisme maladie.

La réalité est donc plus importante que ce qui est en général affirmé. En effet, les enquêtes n’appréhendent que très occasionnellement l’évaluation de l’état du conducteur juste avant l’accident et n’évoquent que très rarement les antécédents médicaux susceptibles de constituer un des facteurs explicatifs de l’accident étudié (secret médical…).

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13h45 : Prévalence des troubles de la vigilance chez les routiers professionnels

Dr Siham LARAQUI, Casablanca, MAROC

Prévalence des troubles de la vigilance chez les routiers professionnels au Maroc

S. Laraqui1, 2, O. Laraqui1, 2, N. Manar1, 2, Y. El Aoudi2, A. Caubet3, Ch. Verger3, C. H. Laraqui1,2

1 – Institut d’hygiène, de sécurité et de santé au travail, Casablanca, Maroc.

2 - Société marocaine de médecine du travail, Casablanca, Maroc.

3 - Institut universitaire de médecine du travail de Rennes.

L’objet de cette étude était d’évaluer la prévalence des troubles de la vigilance chez les conducteurs routiers professionnels.

Méthodologie : cette enquête épidémiologique transversale et multicentrique a intéressé 5566 chauffeurs professionnels : taxis (2134), autocars (1158) et poids lourds (2274). Le support de l’enquête est un questionnaire individuel anonymisé comportant quatre rubriques : les caractéristiques socioprofessionnelles et sanitaires des conducteurs, les conditions de travail, les habitudes du sommeil, les symptômes des troubles du sommeil et les facteurs les favorisant.

Résultats : les chauffeurs constituaient une population à risque : indice de masse corporelle anormalement élevé (62,2 %), notion de maladies chroniques (27 %), habitudes toxiques (tabac : 50,6 % ; alcool : 12,9 % ; cannabis : 11,7 %) et consommation de psychotropes (4 %). Leurs conditions de travail étaient difficiles : 40,6 % parcouraient de longues distances avec une durée moyenne quotidienne de travail de 10,6 heures ± 1,6. La durée moyenne de sommeil le jour de travail était de 6,5 heures ± 1,3. Les troubles du sommeil étaient fréquents : 40,2 % se déclaraient insomniaques et 36,3 % avaient un score d’Epworth anormalement élevé. La somnolence au volant était rapportée par 53,4 %. Environ le quart des chauffeurs avait un questionnaire de Berlin positif.

Conclusion : l’information et la sensibilisation sur les dangers de la somnolence au volant, le respect de la réglementation en matière de durée de travail et de repos et la généralisation d’une couverture en santé au travail permettront d’améliorer la sécurité routière et de protéger la santé des professionnels et celle des usagers de la route.

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14h00 : Souffrance psychique aspécifique chez les conducteurs de trains et ses facteurs déterminants

Dr F. DABBABI, Sousse, TUNISIE

Souffrance psychique aspécifique chez les conducteurs de trains et ses facteurs déterminants

Dabbabi F., Mehrzi A., Boughattas W., Drira A., El Maalel O., Kalboussi H., Chatti S., 

Mrizak N.

Service de Médecine de Travail et Pathologies Professionnelles. CHU Farhat Hached de Sousse 4002 Sousse (Tunisie)

Introduction : L’activité de conduite de train est une tâche à prescription forte de part ses composantes : psychique, physique et organisationnelle qui par leurs impacts négatifs menacent à la fois l’intégrité de la santé mentale des conducteurs et la qualité du service fourni impliquant ainsi la sécurité des utilisateurs de ce dernier.

Objectif: Evaluer la souffrance psychique chez les conducteurs de trains et ses facteurs déterminants.

Matériel et méthodes : Il s’agit d’une enquête épidémiologique transversale portant sur les conducteurs de trains affectés à la SNCFT de Sousse en exercice durant la période allant du mois de Mai 2008 au mois de Décembre 2008. Notre étude s’est basée sur un questionnaire à plusieurs rubriques comportant : les données générales de la population, le questionnaire de karasek (évaluation de la tension au travail), le GHQ-12 (échelle de souffrance psychique aspécifique) associé un examen médical. Les données ont été analysées grâce au logiciel SPSS 15.0.

Résultats : Au total 65 conducteurs tous de genre masculin ont été colligés avec un taux de participation de 100%, leur âge moyen a été de 43,2 ± 9,28 ans ; la majorité d’entre-eux (88%) avaient un niveau d’étude secondaire.

L’ancienneté professionnelle moyenne dans l’entreprise des conducteurs enquêtés a été de 17,6 ± 11ans.

Le score moyen de GHQ12 chez notre population a été de 9 avec des extrêmes de 2 à 19 ; 27,7% des agents étaient en mauvais état de santé mentale avec un score de GHQ12 supérieur à 12 ; 94,5% des agents en souffrance psychique avaient un niveau d’étude secondaire sans association significative (OR=2,97;p=0,42) ; 61,1% avaient une ancienneté dans l’entreprise supérieure à la médiane (OR=1,64 ;p=0, 37).

Aussi bien l’analyse univariée que multivariée des résultats n’ont pas objectivé d’associations statistiquement significatives avec :l’âge (p=0,63), l’état civil (p=1), le nombre d’enfants à charge (p=1), l’activité extraprofessionnelle (p=0,71), le tabagisme (p=0,58) , le poste de travail (p=0,17) , l’ancienneté dans l’entreprise (p=0,37) et dans le poste (p=0,56) ;l’exposition aux accidents de travail (p=0 ,78) , le BMI (p=0,82), l’HTA (p=0,73) , l’hyperglycémie (p=0,69) ; la dyslipidémie (p=0,21).

Conclusion: Le poste de conducteur de train est un poste de sécurité nécessitant une vigilance extrême et comportant de nombreux contraintes pouvant aboutir a une souffrance psychique. Le rôle du médecin de travail est de dépister la souffrance psychique chez ces conducteurs et d’identifier les facteurs déterminants afin de préserver leur état de santé mentale et psychique.

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14h00 : Sécurité des produits chimiques au laboratoire : un outil de prévention pour les médecins du travail

Dr Brigitte DIERS, CNRS, Paris

150 FICHES PRATIQUES – SECURITE DES PRODUITS CHIMIQUES AU
LABORATOIRE : UN OUTIL DE PREVENTION POUR LES MEDECINS DU TRAVAIL CONFORME AU NOUVEL ETIQUETAGE CLP

Dr Brigitte DIERS - CNRS - PARIS
Auteurs : Dr M.-H. Aubert, S. Bernier, A. Brendel, B. Diers, A.-M. Freyria, Dr M. Karli, Dr S. Munch, E. Vaganay


Cet aide-mémoire regroupe des fiches de sécurité sur 150 produits chimiques couramment utilisés en laboratoire. Il a pour but de sensibiliser les utilisateurs au risque chimique et de permettre une prévention efficace dans l’esprit du « geste qui sauve ».
Les fiches actualisées et conformes au nouvel étiquetage CLP, fournissent au lecteur des informations pratiques, claires, synthétiques et vérifiées sur les dangers de produits chimiques, les conditions de stockage, de manipulation et d’élimination, ainsi que la conduite à tenir en cas d’urgence.
Cette nouvelle édition réalisée par un groupe d’auteurs pluridisciplinaire du CNRS et de l’INSERM s’adresse à tous les utilisateurs de produits chimiques en petites quantités et particulièrement aux personnels des laboratoires de recherche, ainsi qu’aux médecins du travail, responsables sécurité, enseignants et étudiants.

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14h15 : Accidents de la route en relation avec le travail

Dr Barbara CHARBOTEL, UMRESTE, Lyon

Accidents de la route en relation avec le travail

Barbara Charbotel

Objectif : En France et dans de nombreux pays industrialisés, les accidents de la route sont l’une des premières causes d’accidents mortels du travail. Depuis 2003, le bilan de l’insécurité routière s’est amélioré en France. L’objectif de ce travail était d’analyser l’évolution, de 1997 à 2006, des accidents de la route liés au travail.

Méthode : l’analyse a porté sur les données des BAAC (Bulletins d’analyse des accidents corporels de la circulation) qui rassemblent les données recueillies par les forces de l’ordre dans les procès-verbaux d’accidents. Cette étude s’est intéressée aux caractéristiques des conducteurs âgés de 14 à 64 ans victimes d’accidents corporels de la circulation : âge, sexe, type de véhicule, profession, lieu et heure de l’accident, gravité. Deux périodes ont été comparées 1997-2000 et 2003-2006 et trois types de trajets : mission, domicile-travail, non liés au travail.

Résultats : au cours de cette période, l’incidence des accidents corporels dans la population active est passée de 45,2/100 000 à 26,6/100 000 en mission et de 83,3/100 000 à 47,7/100 000 en trajet domicile-travail. La mortalité attribuable à ces accidents est passée de 1,51/100 000 à 0,83/100 000 en mission et de 3,87/100 000 à 2,30/100 000 en trajet domicile-travail.

La part des accidents liés au travail a peu varié au cours de la décennie : 10% sont des accidents de mission et 18% de trajet domicile-travail. Les accidents de mission conservent la plus faible létalité (1,4% chez les femmes et 3,4% chez les hommes en 2003-2006). La létalité est maximale pour les femmes en trajet domicile-travail (3,2%) et pour les hommes en trajet privé (5,6%). Avec 90% des tués en mission et 80% pour les autres trajets, les hommes restent très majoritaires. Ce sont les effectifs des automobilistes qui ont le plus baissé avec pour conséquence l'augmentation de la part des deux roues-motorisés en mission comme en trajet domicile-travail. Ainsi, pour la période 2003-2006, les conducteurs de voitures représentent respectivement 31% des blessés lors d’un accident de mission, 40% des blessés en trajet domicile travail et 42% lors d’un trajet privé. Pour les conducteurs de deux-roues motorisés les chiffres sont respectivement de 40%, 53%, et 51%. Cependant, les accidents de deux roues motorisés étant moins graves les conducteurs de deux-roues, ils ne représentent que 9% des tués en mission et 36% en trajet domicile travail. Parmi les tués en mission, la part des conducteurs de poids lourds a augmenté passant de 26% à 35%.

Lorsque l’on compare les professions des victimes d’accidents corporels aux effectifs de la population active, en mission les conducteurs professionnels conservent un risque maximal, les artisans-commerçants ont également un risque plus élevé que celui des ouvriers pour les deux sexes ainsi que les employés hommes.

Conclusion : si la part des accidents liés au travail varie peu au cours de la décennie, certaines caractéristiques des accidents et des victimes ont évolué au cours du temps. La principale évolution concerne le type de véhicule conduit au moment de l’accident. En effet, dans les classes d’âge des actifs, les conducteurs de deux-roues à moteur sont aujourd’hui la première catégorie en termes du nombre de victimes d’accidents corporels de la circulation quel que soit le type de trajet.

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14h15 : Horaires de travail et état de santé des personnels du CHU de ST ETIENNE.

Pr Luc FONTANA, Dr E. JACOB, CHU, ST Etienne.

Horaires de travail et état de santé des personnels du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Saint-Etienne : résultats d’une enquête transversale auprès de 556 agents

Emmanuelle JACOB (1) (2), Marianne SARAZIN (3), Céline ORSET (1) (2),

Carole PELISSIER (1), Luc FONTANA (1)

(1) Service de santé au travail, CHU de Saint-Etienne, 42055 Saint-Etienne cedex 2, France.

(2) Sud Loire Santé au Travail, 9 Esplanade Bénevent, 42000 Saint-Etienne. (3) Département d’Information Médicale, Centre Hospitalier de Firminy, rue de Bénaud, 42700 Firminy. Réseau Sentinelles, antenne régionale Rhône-Alpes Auvergne, URM-S 707 Inserm, UMPC, 27 rue de Chaligny, 75572 paris cedex 12.

Objectif : étudier les conséquences de différents horaires de travail sur l’état de santé physique et psychique d’agents hospitaliers.

Matériel et méthode : il s’agit d’une enquête transversale à visée descriptive utilisant un questionnaire auto-administré anonyme, sur un échantillon d’agents du CHU. Les caractéristiques socioprofessionnelles, les horaires de travail, les motifs du choix de l’horaire, les plaintes en termes de santé physique et mentale, les caractéristiques du sommeil ont été recueillis. Nous avons analysé ces données en comparant 4 groupes d’agents classés en fonction du type d’horaire : travail de jour, travail alternant de jour (matin-soir), travail alternant jour-nuit et travail de nuit.

Résultats : 556 questionnaires ont été retenus sur 573 remplis. Dans notre échantillon le groupe des infirmiers et celui des aides-soignants sont sur- représentés par rapport à l’effectif du CHU : respectivement 54% vs 34% et 24% vs 15%. Parmi les 556 agents, 57 (10%) ont un travail de jour, 106 (19%) un travail alternant de jour, 160 (30%) un travail alternant jour-nuit et 233 (41%) un travail de nuit. Les agents travaillant en alternance jour-nuit ont rapporté plus de troubles du sommeil, de troubles somatiques et neuro-psychiques, de difficultés dans la vie sociale par rapport aux autres groupes. Cependant la consommation médicamenteuse liée aux troubles du sommeil est supérieure chez les agents travaillant la nuit par rapport aux autres groupes. Le choix de l’horaire pour des raisons professionnelles a été le plus souvent évoqué par les agents travaillant en alternance jour-nuit tandis que le choix pour des raisons familiales ou financières concerne le plus souvent les agents travaillant de nuit.

Conclusion : Les horaires postés semblent plus délétères que les horaires fixes correspondant et les agents en horaires alternants avec des nuits semblent payer le plus lourd tribut. Ces résultats ont permis d’appuyer les propositions suivantes au CHU : éviter une extension du travail alternant avec des nuits et favoriser la latitude de choix d’horaires pour les agents.

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14h30 : Transports maritimes: activité ancienne, risques nouveaux.

Dr D. LUCAS, STI, Brest

TRANSPORT MARITIME : ACTIVITE ANCIENNE, RISQUES NOUVEAUX
Dr David LUCAS - STI - BREST
Lucas D 1, Loddé B2, Pougnet R2, Dewitte JD2, Jegaden D1
1Santé au Travail en Iroise 615, Rue A Colas ZI Portuaire 29200 BREST
2 Centre de Pathologies professionnelles et environnementales. CHU MORVAN Avenue Foch 29200 Brest
3 Société Française de Médecine Maritime Faculté de Médecine 22 Avenue C Desmoulins CS93837 F 29238 Brest
Cedex 8
Introduction :
Nous développerons les problématiques toxicologiques professionnelles et environnementales
émergentes avec la toxicité des peintures antifouling et les intoxications au Monoxyde de Carbone à
bord.
Peintures antifouling :
Ces peintures visent à lutter contre le biofouling, elles sont composées d’une matrice insoluble, d’un
biocide et de solvants. Le principal biocide, le Tributylétain, est interdit depuis le 01/01/2008 suite à la
résolution A.895 de l’OMI. D’autres biocides comme le diuron, SeaNine, irgarol 1051, chlorothalonil ont
alors émergés sur les dernières années avec en parallèle une majoration des concentrations en cuivre.
Le diuron est classé comme mutagène (USEPA), cancérogène, foetotoxiques et immunosuppresseurs. Le
chlorothalonil est classé 2B par le CIRC, le SeaNine fortement allergisant. Quant au cuivre, les données
toxicologiques humaines ne font pas état de risque CMR, mais des maladies de surcharge au niveau
hépatique et pulmonaire sont possibles.
Les données sur l’exposition professionnelle des caréneurs montrent que les valeurs réglementaires ne
sont pas dépassées pour le xylène et le toluène (28,23 et 12 ppm). Un dépassement des valeurs
indicatives est noté pour le cuivre lors de l’application de peinture au pistolet (3 mg/m3). Au niveau
réglementaire, dans l’Union Européenne, ces peintures sont soumises à la réglementation REACH dont
on espère des nouvelles données toxicologiques en 2011. Le diuron a été interdit en Décembre 2008
dans les pays de l’UE et une restriction de l’utilisation des peintures contenant de l’Irgarol uniquement
aux navires >25 mètres (RU, Pays-Bas, Danemark) est en place. Des valeurs seuil de libération de cuivre
ont été définies au Canada, Californie, Suède, Danemark, Hollande.
La prévention est basé sur les EPI respiratoires et cutanés en insistant sur le cutané pour les caréneurs
occasionnels au rouleau (la pénétration des solvants par la peau représente 67% de l’exposition
professionnelle Chang 2007).
Les intoxications au CO à Bord :
Les risques d’exposition à ce gaz inodore, incolore hypoxémiant sont nombreuses et multiples à bord.
Au niveau professionnel, l’exposition peut se faire lors des activités en milieu confiné (soudure au fil
fourré essentiellement) avec l’exemple de 6 cas sur un navire de croisière le 13/02/10. Les produits
transportés par les navires sont une source potentielle avec risque avéré lors des processus de dégazage
et inertage des cuves d'hydrocarbures (8 cas, Brest Mars 2008). Le bois sous forme particulaire peut
également dégager de grandes quantités de CO (Décès d’un docker et d’un marin en 2008).
Pour la plaisance, l’exposition est en lien avec une mauvaise combustion de systèmes de chauffage ou de
la motorisation du bord dans l’espace confiné que représente le navire. Entre 1994 et 2000, 9 décès sur
navire de plaisance, 31 sur autres types de navires et 100 cas d’intoxications non mortelles à bord ont
été recensées par Le NIOSH aux USA. En France, deux plaisanciers sont décédés à Port Barcarès en
2009.
La prévention passe par une connaissance du risque, le respect des consignes de sécurité, la présence de
détecteurs à bord et par salarié lors des tâches à risque.
Conclusion : Les nouvelles compositions des peintures antifoulings entrainent l’émergence de risques
toxicologiques nouveaux encore mal connu. Pour le Co, le risque est connu et doit être pris en compte
devant l’apparition de signes atypiques dans une population embarquée.

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14h30 : Prévalence des troubles de la vigilance chez le personnel de santé à Casablanca

Dr Omar LARAQUI, Casablanca, MAROC

Prévalence des troubles de la vigilance chez le personnel de santé en fonction des horaires de travail à Casablanca

Laraqui O1, 2, Laraqui S1, 2, El Aoudi Y2, Caubet A3, Verger C3, N. Manar1, 2, Laraqui C.H1, 2

1 - Société marocaine de recherche et médecine du sommeil, Casablanca, Maroc.

2 - Société marocaine de médecine du travail, Casablanca, Maroc.

3 - Institut universitaire de médecine du travail de Rennes, Rennes, France

Objet : cette étude avait pour objectifs d’évaluer les troubles de la vigilance, leurs causes et leurs conséquences et d’apprécier l’impact des horaires de travail dans la genèse des troubles de la vigilance

Méthodologie : cette étude épidémiologique transversale s’est déroulée en 2008 et avait intéressé 767 personnes (233 médecins et 534 paramédicaux) travaillant dans cinq structures hospitalières à Casablanca. Elle était de type cohorte rétrospective exposés (289 travailleurs de nuit), non exposés (478 travailleurs de jour). Le support de l’enquête était un questionnaire individuel, anonymisé, inspiré de celui du réseau Morphée adapté de telle manière qu’il réponde à notre objectif.

Résultats : les professionnels de santé constituaient une population à risque : excès de poids (54,8 %), conduites de compensation : café-thé en excès (26,9 %), alcool (14,9 %) tabac (14%), consommation de psychotropes (16,3 %) et d’antalgiques (47, %). La prévalence des troubles du sommeil était importante : durée du sommeil < 7 heures (57,9 %), qualité de sommeil non convenable (46,3 %) et insomnies (36,7 %). Les troubles de la vigilance étaient fréquents : somnolence au travail (27,6 %) et score d’Epworth anormalement élevé (29,9 %). Les facteurs de risque et les troubles du sommeil et les facteurs les favorisant étaient significativement plus fréquents chez les travailleurs de nuit.

Conclusion : les services de santé au travail doivent détecter la souffrance des soignants et améliorer l’environnement psychosocial. Cependant, les difficultés socioéconomiques notamment des infirmiers et la problématique des activités professionnelles complémentaires d’appoint ne peuvent être résolues qu’au niveau des décideurs qui doivent revoir les salaires et les conditions de vie des soignants

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14h45 : Evolution comportementale des marins de commerce en rapport avec l'évolution technologique des navir

Dr D. JEGADEN, STI, Brest

EVOLUTION COMPORTEMENTALE DES MARINS DE COMMERCE EN RAPPORT AVEC L’EVOLUTION TECHNOLOGIQUE DES NAVIRES

Dr Dominique JEGADEN - STI - BREST
D. JEGADEN1,3,4, D. LUCAS1,4, B. LODDE2,4, R. POUGNET2,4, JA. BRONSTEIN4, JD. DEWITTE2,4


1Santé au Travail en Iroise, 22 rue de l’Eau Blanche 29200 Brest
2Service de Pathologies Professionnelles, CHU Morvan Brest
3Laboratoire Ergonomie des Systèmes, Traitements de l’Information et Comportement (Axe Santé, Sécurité et Ergonomie des Activités maritimes), UBS, Lorient

4Société Française de Médecine Maritime


Comme tous les autres domaines, le transport maritime a bénéficié d’avancées technologiques
considérables, que ce soit dans la conception des navires dans le positionnement en mer grâce au système GPS, dans la propulsion avec l’avènement des combinaisons diesel-électrique, ou dans les contacts avec la terre par internet satellitaire. L’automatisation règne actuellement en maître à bord des navires marchands.
Cette modernisation a parallèlement bouleversé le métier de marin. Si l’on retrouve toujours à bord les trois types de métiers traditionnels – le pont (conduite et entretien du navire), la machine et le service général (cuisiniers, maîtres d’hôtel) – l’automatisation, associée aux contraintes commerciales, a pour conséquence de réduire au minimum ce personnel, voire à mettre en place des équipages multiethniques.
Alors que naguère le marin était auréolé d’un parfum d’aventure, de voyage, de connaissance
du monde, aujourd’hui, les contraintes de sûreté des ports le confinent à bord lors d’escales courtes et sans grand intérêt. L’automatisation des navires rend le travail monotone et routinier, alors que les frustrations d’ordre professionnel et familial sont bien présentes malgré les possibilités quotidiennes de contact par internet. C’est typiquement une situation d’ennui.

Nous avons procédé en 2010 à une enquête chez 80 marins français, moitié officiers, moitié personnel d’exécution. Cette enquête a permis une évaluation du niveau de stress et de souffrance psychique (par le test de santé totale), et une évaluation des conditions de stress au travail par un questionnaire de Karasek. Les résultats ont montré une différence significative entre officiers et personnel d’exécution, en ce sens que le personnel d’exécution se situe pour plus de 50% dans un profil passif (contraintes faibles et latitude décisionnelle faible), témoignant d’une monotonie forte au travail, mais avec un niveau de souffrance psychique importante avec perte de sens du travail.
En conclusion, les avancées technologiques des navires modernes s’accompagnent d’une détérioration de l’environnement psychologique du travail des marins non officiers, dans le sens d’une situation d’ennui susceptible de provoquer toute une cascade d’effets délétères allant des troubles du sommeil et de la vigilance, d’addictions, de décompensation anxio-dépressive au stress et à l’augmentation des accidents à bord.

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14h45 : La fibromyalgie en pathologie du travail: révision de 1056 cas.

Dr Gabriel MARTI, ESPAGNE

La fibromyalgie en pathologie du travail : révision de 1056 cas

Gabriel Martí; Elena Piqueras; Carlos Marco; Alejandro Gabás; Jacint Corbella

École de Médecine du Travail. Faculté de Médecine, Université de Barcelone. Mutua Asepeyo.

La fibromyalgie est actuellement un diagnostic émergent en pathologie du travail. Il s’agit d’une maladie à évolution chronique, d’étiologie mal connue, d’une physiologie d’interprétation difficile et très peu objectivable. Elle s’accompagne de problèmes personnels qui provoquent des absences prolongées du travail avec des répercussions économiques significatives. La clinique consiste principalement en douleur généralisée d’intensité moyenne, de localisation non- articulaire et difficile à démontrer. Le diagnostic doit se baser sur les plaintes subjectives sans pouvoir s’appuyer sur des preuves objectives, acceptées universellement. La fibromyalgie a été mise en relation avec la fatigue chronique et même avec la sensibilité chimique multiple. Nous présentons les principales caractéristiques de 1056, cas d’âge moyen 47 ans, qui avaient été diagnostiqués de fibromyalgie par les médecins du travail à la Clinique Asepeyo.

1) Claire prédominance du sexe féminin (20/1)

2) Les professions plus fréquentes furent : administratif, vendeuses, femmes de ménage, personnel sanitaire.

3) La durée de l’absence du travail fut très variable (moyenne 187 jours)

4) La demande d’assistance fut dirigée prioritairement vers des rhumatologues, psychiatres et traumatologues.

5) Les principaux symptômes, en plus de la douleur diffuse, furent les altérations psychopathologiques: anxiété, dépression et problèmes de sommeil.

6) Les traitements pharmacologiques plus souvent prescrits ont été : les antidépressifs, les analgésiques et les anxiolytiques. Plus récemment nous devons ajouter les antiépileptiques de nouvelle génération

7) Il y a une proportion considérable de cas qui suivent un traitement palliatif

8) Il y a très peu de preuves objectives: la biomécanique et la thermographie sont encore peu utilisées

9) L’évaluation des incapacités temporelles ou permanentes crée des problèmes, souvent importants

10) La proposition de retour au travail faite par la Mutualité après un examen rigoureux est importante pour le patient, pour l’entreprise et pour la société, et fréquemment acceptée.

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15h00 : L'évaluation des risques du bruit dans les salles des machines des ferries.

Dr C. GIORGIANNI, Messine, ITALIE

L'évaluation des risques liés à l’exposition au bruit dans les salles des machines des ferries

Giorgianni C., Saffioti G.*, Spatari G., Isaia S.*,De Luca A., Barbaro M., Abbate C.

Médecine du travail - Université de Messine, Service de santé publique territoriale, RFI Catania

Introduction – De nombreuses études mettent en évidence les dangers particulièrement importants représentés par le bruit et les vibrations lors de travaux maritimes.

Moen, en 2008, dans une étude sur les facteurs de risque des travailleurs de la marine norvégienne révèle que le bruit et les vibrations transmises au corps entier (WBV) sont des facteurs à l’origine de nombreux risques chez les marins.

Cette étude se propose d’évaluer le risque sanitaire de l’exposition au bruit dans les salles des machines d’un échantillon de ferries.

Matériels et méthodes - Des mesurages de niveaux sonores ont été réalisés dans les salles des machines de 4 gros ferries utilisés par le RFI (Réseau Ferroviaire Italien) pour la connexion entre les deux rives du détroit de Messine. Deux ferries sont à l’interface du transport ferroviaire (Ferries Villa et Rosalia) et deux à l’interface du transport routier (Ferries Enotria et Fata Morgana).

Afin de réaliser les mesurages en mer lors des activités de travail des marins, nous avons utilisé un phonomètre intégré de type Real-Time analyzer avec 4 canaux SINUS, mod. SoundBook, groupe 1 IEC 651 (CEI EN 60651).

Les mesurages ont été effectués selon les procédures prévues par l'ISO et l’UNI EN11200/97 9342/02.

Résultats - Le tableau n. 1 montre les résultats exprimés sous forme de moyennes de niveaux équivalents (Leq) dans différents endroits des salles des machines des quatre ferries étudiés. Ce tableau met en exergue que les ferries étudiés exposent, dans les salles des machines, à des niveaux de bruit particulièrement élevés en raison principalement du bruit des moteurs.

Le tableau n.2 montre quant à lui le calcul du LEX des opérateurs des machines. Ce tableau met en évidence une exposition individuelle hebdomadaire des travailleurs engagés dans les machines bien supérieure aux Lex (8h) de 87 dB(A) pour toutes les tâches évaluées sans EPI. Les mesurages sous EPI BILSOM - Casque mod. COMPACT montrent des valeurs <80 dBA, en dessous des limites fixées par la réglementation en vigueur.

Ferries

échantillon

[dB(A)]

LAeq

[dB(A)]

E(LAeq)

[dB]

LPEAK

[dB(C)]

ROSALIA

78,3

76,7

0,5

102,4

VILLA

97,3

97,3

0,5

111,8

ENOTRIA

94,9

94,9

0,5

111,6

FATA MORGANA

97,3

97,3

0,5

114,2


Emploi

Lex,w in dB(A)

travailleur

87,8

technique

94,4

Ingénieur en chef

90,5

Dalla tabella si evince che l’esposizione personale settimanale

dei lavoratori addetti alle macchine risulta notevolmente elevata superiore agli 87 dB(A) per tutte le mansioni valutate in assenza di DPI. Le misure effettuate con l’abbattimento mediante BILSOM - Cuffia mod. COMPACT valori < 80 dBA.

Conclusions – L’étude a montré que les salles des machines des ferries étudiés présentent des niveaux de bruit élevés et que l’exposition individuelle hebdomadaire des travailleurs sans EPI est à risque pour la santé. Cette constatation confirme les résultats de la littérature et permet d’identifier formellement le bruit comme un danger du secteur professionnel maritime. Afin de limiter le risque, il convient de réduire le danger à la source par le contrôle et l'entretien courant des parties tournantes des moteurs et par une organisation plus préventive des phases de chargement et de marche / arrêt des moteurs.

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15h00 : La violence à l'égard des médecins de garde aux urgences : prévalence et impact psychologique.

Dr AMLAIKY, MAROC

La violence à l’égard des médecins de garde aux urgences : prévalence et impact psychologique

F. Amlaiky[1] ; J. Belayachi [1]; K. Berrechid [1]; A. Zekraoui [1]; R.Abouqal[1-2].

[1]Service des Urgences Médicales Hospitalières CHU Ibn Sina - Rabat – Maroc.

[2]Laboratoire de biostatistiques , de recherche clinique et d’épidémiologie. Faculté de médecine.Rabat..Maroc

[Saut de section]

Introduction

Toute personne travaillant à l'hôpital peut devenir une victime de la violence. Les effets de la violence peuvent varier en intensité et comprennent des blessures physiques mineures ou graves, une déficience physique permanente ou temporaire, un traumatisme psychologique et la mort. La vraie gravité du problème n'est pas bien connue et l'état actuel des connaissances ne constitue que la partie visible de l'iceberg. L’objectif de ce travail était d’évaluer la prévalence, les caractéristiques des actes de violence et de leur impact psychologique sur les médecins de gardes aux urgences.

Matériels et Méthodes

Etude prospective menée dans le service des urgences du CHU Ibn Sina de Rabat (Maroc). Ont été inclus l’ensemble des médecins ayant réalisé au moins une garde aux urgences les 15 jours précédant la réponse au questionnaire. Les variables étudiées étaient celles liées à l’agressé (âge et sexe) ; celles liées à l’agresseur (sexe, agression par le patient ou son accompagnateur) et les caractéristiques liées à l’agression : le nombre ; le moment ; le motif (retard de consultation et/ou de prise en charge, ivresse aigue, pathologie neuropsychiatrique) et le type (menace verbale, insulte, agression physique par force ou agression par arme). Le degré d’anxiété chez les médecins a été évalué par le State Trait Anxiety Inventory (STAI) de Spielberg destiné à évaluer d'une part l'anxiété-état et d'autre part l'anxiété-statut au travers de 20 items qui ne concernent que les aspects psychologiques et non somatiques de l’anxiété.

Résultats

Soixante médecins (34H / 26F) ont été inclus, âgés de 24±1 an. 42 médecins (70%) ont subi en moins une agression (33 une seule fois et 9 plus d’une fois). Les actes de violence survenaient la nuit (27%), l'après midi (22 %), le soir (12 %) et le matin (10%). L’agression consistait en une menace verbale dans 48 % des cas, une insulte dans 30% des cas et une agression par arme dans 3,3% des cas. L’agresseur est de sexe masculin dans 87% des cas. L’agression a été effectuée par le patient dans 30% des cas, son accompagnateur dans 45% des cas et par un autre personnel médical dans 7% des cas. Les motifs de violence étaient ; un retard de consultation ou de prise en charge dans 52 % des cas, une ivresse aigue dans 16,7% cas et une pathologie neuropsychiatrique dans 5% des cas. La médiane (IQR) du STAI était significativement plus élevée chez le médecin agressé [101 (89–101) vs 77 (69–98) ; p<0,001], un état anxieux était significativement plus exprimé chez le médecin victime d’agression [50,5 (46–59) vs 39 (34–46) ; p<0,001] et un statut anxieux était significativement plus manifeste chez le médecin agressé [48 (41–55) vs 40,5 (38–43) ; p = 0,01].

Conclusion

Cette étude a mis en évidence une prévalence élevée (70%) des actes de violence à l’égard des médecins de gardes aux urgences particulièrement sous forme de menace verbale. Les répercussions psychologiques de ces actes de violence sur les médecins de garde sont significatives avec un état et un statut anxieux plus manifestes. Ceci incite à une prise en charge psychologique des médecins de gardes et à la réalisation de formation spécifique et adaptée au climat des gardes aux urgences.

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15h30 : Séroprévalence du cytomegalovirus et facteurs de risque professionnel en milieu de soins.

Dr H. KALBOUSSI, TUNISIE

Séroprévalence du cytomégalovirus et facteurs de risque professionnels en milieu de soins

Kalboussi.H, El Maalel O., Maoua M., Boughattas W., Chatti S., Dabbabi F., Mrizak N.

Service de Médecine de Travail et Pathologies Professionnelles. CHU Farhat Hached de Sousse 4002 Sousse (Tunisie)

Introduction : Le cytomégalovirus (CMV) joue un rôle majeur en pathologie humaine du fait de la fréquence des infections qu’il induit, de la sévérité potentielle non seulement chez les sujets immunodéprimés mais aussi chez le fœtus et les nouveaux nés infectés. Les femmes enceintes et en âge de procréer sont particulièrement concernées par la fréquence et la gravité de cette infection.

Pour ce qui est du risque professionnel, les populations exposées au CMV sont celles en contact avec des individus excrétant massivement le virus comme les enfants et les immunodéprimés.

Dans la littérature, les études abordant l’épidémiologie du CMV en milieu de travail sont nombreuses et sont souvent contradictoires. Aucune étude n’a été réalisée en Tunisie dans ce sens.

Méthodes : La présente étude est une enquête transversale de type exposé - non exposé qui a été menée du 1er juin au 30 juin 2010 au CHU Farhat HACHED de Sousse où nous avons comparé une population professionnellement exposée : personnels de soins des services de pédiatrie, néonatologie, infectieuse, hématologie et carcinologie, à une population non exposée composée de personnels administratifs.

Notre étude a été basée sur un questionnaire rempli par le médecin chargé de l’enquête suivi d’une sérologie CMV.

Résultats : Cent quatre exposés ont été colligés et 104 non exposés avec des taux de participation respectifs de 75 et de 92 %.

L’âge moyen des exposés a été de 33.6 ± 8.9 ans versus 44.25 ± 10 ans pour les non exposés. La population exposée était majoritairement de sexe féminin (81.7%) alors qu’elle a été à prédominance masculine (51,9%) chez les non exposés.

Les exposés occupaient dans leur majorité le poste d’infirmier (49%) suivis des médecins (21%). L’ancienneté dans le service a été de 7 ± 7,9 ans avec des extrêmes allant de 1 mois à 30 ans chez les exposés versus 16.6 ± 10.9 ans avec des extrêmes allant de 1 à 39 ans chez les non exposés.

Pour les exposés les mesures d’hygiène étaient non appliquées dans la majorité des cas. Les exposés étaient immunisés contre le CMV dans 92,3% des cas versus 98,1% chez les non exposés avec une différence statistiquement significative.

Aucun facteur professionnel ou extra professionnel n’a été associé de façon statistiquement significative à la séroprévalence aussi bien dans l’analyse univariée que multivariée; cependant, un risque plus élevé d’être immunisé a été observé en cas : d’un âge inférieur à la médiane, d’un contact professionnel avec les enfants de moins de 5 ans (OR=2.98) et avec les immunodéprimés (OR=2.41) ainsi qu’en étant soignant (OR=1.81) parmi les exposés.

Conclusion : Ainsi malgré l’importance vraisemblable des facteurs extraprofessionnels chez notre population, l’exposition professionnelle avec les risques majeurs encourus n’est pas à négliger. Une prévention efficace et adaptée doit être entreprise d’autant plus que l’on constate une méconnaissance du risque CMV chez nos soignants et un manque d’application des mesures d’hygiène.

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15h45 : Morts par accidents du travail en temps anciens en Catalogne.

Pr Jacint CORBELLA, Barcelone, ESPAGNE

Morts par accident de travail en temps anciens en Catalogne

Jacint Corbella*; Gabriel Martí*; Macià Tomàs**

* Universitat de Barcelona, ** Palma de Mallorca

La mort par accident de travail était probablement un fait fréquent au moyen Age et dans les proches siècles suivants. Cependant, nous manquons de références documentaires pour étayer ces dires. Les principales sources à notre disposition sont les archives judiciaires et les enregistrements ecclésiastiques. En Catalogne, nous pouvons compter sur les données issues d’une recherche systématique des documents qui ont été gardés dans les paroisses, principalement au cours du XVII et XVIIIème siècles.

Les références plus anciennes que nous avons trouvées proviennent de la “paeria” de Lleida et ont été étudiées par Emmanuel Camps, qui a découvert au bas Moyen Age quatre morts par accident de travail bien documentées : un paysan de Lleida, écrasé par la chute d’un tronc d’arbre qu’il était en train de couper (1384), un moissonneur foudroyé dans son champ (1390), un saisonnier tombé d’un olivier lorsqu’il ramassait les fruits (1394), et un maçon sur qui le mur qu’il construisait est tombé (1446). Au total, trois accidents de travail agricole et un dernier dans la construction.

Nous avons de surcroît retrouvé dans les enregistrements ecclésiaux, dans un passé plus proche, les références de plusieurs accidents de travail de causalité différente : des pêcheurs et des marins qui se sont noyés ou qui ont disparu pendant des campagnes de pêche (marins issus des villages côtiers), accidents au fond des mines par chutes de pierres et éboulements, accidents pendant les vendanges, accidents dus à des ruades d’animaux entre autres.

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16h00 : Réaction anaphylactique et exposition au Bactinyl.

Dr D. BANNOUR, TUNISIE

Réaction anaphylactique et exposition au Bactinyl

BANNOUR D, YOUSSEF I, LADHARI N, BANI M, GHARBI R

Service de Pathologie Professionnelle et d’Aptitude au Travail, EPS Charles Nicolle, Tunis - Tunisie.

Le Bactinyl est un ammonium quaternaire récemment introduit dans le milieu hospitalier tunisien comme désinfectant pour de multiples usages notamment au bloc opératoire. C’est un produit réputé peu irritant et d’après la littérature n’ayant pas occasionné jusque là de manifestations allergiques.

Dans ce travail, on se propose de rapporter un cas de réaction anaphylactique au Bactinyl survenue chez une technicienne en anesthésie travaillant au bloc opératoire depuis 25 ans. Il s’agit d’une femme âgée de 53 ans, en bon état apparent mais ayant un terrain atopique avec des antécédents familiaux d’asthme et personnels à type d’allergie croisée au pollen et au latex. Elle a présenté, sur les lieux du travail, deux accidents graves d’hypersensibilité immédiate (type I). La symptomatologie faite d’œdème du visage, de dyspnée laryngée sifflante et de toux spasmodique avec dysphonie a été à chaque fois déclenchée par la manipulation de Bactinyl et a nécessité un traitement urgent par des corticoïdes et des antihistaminiques.

Une origine médicamenteuse a été écartée par l’enquête réalisée par l’équipe de pharmacovigilance. Un bilan allergologique a été pratiqué et a montré des tests cutanés franchement positifs à l’olivier, au 5 graminés, au latex et au Bactinyl dilué au 1/1000 et au 1/100. Les taux des Ig E sériques totales et spécifiques au Latex et au Formol ont été normaux.

Une allergie au Bactinyl a été retenue et une éviction définitive de la manipulation de ce produit a été indiquée.

Ce cas souligne l’importance du principe de précaution et de vigilance vis-à-vis de l’utilisation de nouvelles substances synthétiques et de l’identification minutieuse des produits responsables de l’allergie afin de pouvoir cibler l’éviction et assurer la prévention secondaire adéquate.

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16h15 : Les accidents du travail dans le secteur de la pêche côtière au Maroc.

Dr Tarik GHAILAN, Casablanca, MAROC

LES ACCIDENTS DE TRAVAIL DANS LE SECTEUR DE LA PECHE COTIERE AU MAROC : ANALYSE ET REFLEXION

T .Ghailan2, A. Caubet3, C. Verger3, C.H. Laraqui1, 2

(1) – Institut d’hygiène, de sécurité et de santé au travail ; 109 Boulevard Ghandi, Casablanca, Maroc.

(2) - Société marocaine de médecine du travail, 44 avenue Lalla Yacout, Casablanca, Maroc.

(3) - Institut universitaire de médecine du travail de Rennes, 2 Avenue du Professeur Léon Bernard, 35043, Rennes, Cedex.

Résumé

Objectifs : L’OIT classe le secteur marin parmi les plus pourvoyeurs d’accidents de travail mortels. Au Maroc, la pêche côtière en plein développement, occupe une main d’œuvre importante. L’objectif de cette étude épidémiologique rétrospective était de rapporter la prévalence des accidents de travail (AT) survenus en milieu de pêche côtière dans l’ensemble des ports marocains, de préciser leurs principales causes et de suggérer des mesures préventives.

Méthodologie : nous avons collecté les données auprès du département de pêche maritime concernant tous les AT survenu en 2009. Ces derniers ont été classés selon la catégorie socioprofessionnelle, leur gravité, leurs sièges et leurs causes probables.

Résultats : En 2009, 540 AT ont été enregistrés dont 286 (53 %) avaient intéressés la pêche côtière et étaient répartis en 108 (37,8 %) pour les chalutiers, 109 (38,1%) pour les sardiniers et 69 (24,1 %) pour les palangriers. La prévalence était de 5 AT pour 1000 marins. Les principales causes des AT étaient : la manipulation d’engins et de matériel de pêche (35 %) et les glissades, pertes d’équilibre et chutes (33 %). Quarante et un AT étaient mortels (69 pour 100.000 marins) dont 82,1% suites à des événements survenus aux navires et 17,9% par décès de marins à bord. Les pêcheurs artisans étaient les plus touchés (82 %) alors que les pilotes et les mécaniciens ne représentaient que 1 %. Pour les AT non mortels, il s’agissait surtout de traumatismes du membre supérieur (33,7 %) et de polytraumatismes (33,5%), la tête et le visage étaient les moins atteints (4,3 %). L’incapacité temporaire totale moyenne était de 34,9 ± 6,7 jours. Les subalternes pont étaient les plus affectés par les AT non mortels (70,4 %).

Conclusion : Le non respect des règles de sécurité à bord avec des prises de risques accrues constituaient les principales causes des AT. L’amélioration des conditions de travail, le respect de la législation, l’embauche de personnel qualifié, l’instauration de la santé au travail et la sensibilisation des marins constituera l’essentiel de la prévention.

Mots clés : Gens de mer. Accident de travail. Maroc

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16h15 : Promotion de la santé: une expérience coordonnée aux iles Baléares et Valence.

Dr Mattias TOMAS-SALVA, Palma de Majorque, ESPAGNE

Promotion de la santé au travail : une expérience coordonnée aux Îles Baléares et à Valence

Matías Tomás-Salvá, Administració de les Illes Balears

Arturo López-González, Gestió Sanitària de Mallorca

Gabriel Martí Amengual, Escola Professional de Medicina del Treball, Universitat de Barcelona

Jacint Corbella Corbella, Escola Professional de Medicina del Treball, Universitat de Barcelona

Résumé

On entend par promotion de la santé au travail les efforts des employeurs, des travailleurs et de l’ensemble de la société pour améliorer la santé et le bien-être des salariés à leurs postes de travail.

Ce travail a pour objectif de présenter une expérience mise au point par plusieurs entreprises et administrations publiques du Levant espagnol (notamment les Îles Baléares et Valence) dans de nombreux domaines de la prévention et de la promotion de la santé. L’accent est également mis sur le rôle des médecins des services de prévention des risques professionnels, et ceci sur deux axes : comme moyen de signalement de maladies jusqu’alors méconnues et comme source de connaissances de la fréquence d’autres maladies déjà connues.

Les données ont trait à divers domaines sanitaires comme l’évaluation du risque cardiovasculaire et l’application du nouvel outil de calcul de l’âge du cœur, la détection précoce de pertes de densité minérale osseuse ou la détection de maladies respiratoires et allergiques. Des programmes préventifs dans le champ des risques psychosociaux sont également abordés par l’intermédiaire d’explorations de paramètres de santé recueillis auprès des professionnels de terrain. Par ailleurs, il est fait état des résultats obtenus par des unités d’intervention dont le but est d’effectuer une incitation au sevrage tabagique et à la diminution de la prévalence de l’obésité. Il convient de souligner que les paramètres sanitaires issus des différents services tant sur le plan de la recherche, du diagnostic que du traitement ont permis aux médecins de prévention concernés de concevoir des études de bonne puissance statistique (grâce au nombre élevé de travailleurs impliqués), permettant des travaux plus facilement acceptés pour publications dans des revues médicales dédiées.

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16h30 : Les maladies professionnelles et environnementales émergentes.

Pr Frédéric DESCHAMPS

Les maladies professionnelles et environnementales émergentes
Professeur F.DESCHAMPS Institut de Médecine du Travail et de l'Environnement de Champagne - Ardenne faculté de médecine 51 rue Cogacq Jay -  51100 REIMS

Les Maladies professionnelles et environnementales émergentes se comptent par dizaines. Les principales recencées au nombre d'une cinquantaine peuvent être divisée en 3 châpitres majeurs. A savoir  les maladies d'origines physique ou chimique, celles ayant un caractère psycho-social et enfin les maladies infectieuses.
Les maladies toxiques peuvent mettre en péril la survie de l'humanité notamment par l'intermédiaire des perturbateurs endocriniens fortement suspectés actuellement de réduire la fertilité. Par ailleurs, les composés les plus récemment  mis sur le marché, tels les nanoparticules pourraient  augmenter sensiblement la morbidité, notamment cardio-respiratoire.
Les pathologies d'origine psycho-sociales sont liées à deux facteurs principaux à savoir d'une part, la sous charge ou la surcharge de travail et d'autre part, les effets indésirables liés à une organisation du travail deffectueuse. Parmi les principales pathologies il faut citer le workaholisme, le karoshi mais aussi les "maladies du non travail ," conséquence du chômage de longue durée ainsi que celles liées aux restructurations. Mais il existe aussi d'autres pathologies de prévalence de plus en plus importante tel que le syndrome de fatigue chronique ou le syndrome psychogène.
Les maladies infectieuses dont la plupart sont connues de longue date pourraient remettre en question nos modes de vie. Actuellement un grand nombre de ces pathologies a disparu depuis des décennies en Occident, mais elles font leur réapparition comme la peste et le choléra. Il est important de s'intéresser à certain nombre de viroses qui ont donné lieu à quelques épidémies très localisées comme le west nile ou le chikungunya. Une désorganisation du système de santé d'origines diverses pourrait favoriser l'émergence de ces maladies.

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16h30 : Mise en oeuvre des systèmes de management de santé et sécurité au travail dans 3 entreprises Algérie

Dr M. OUAAZ, Alger, ALGERIE

Mise en œuvre des systèmes de management de santé et sécurité au travail : outils d’évaluation dans trois entreprises Algériennes

M. Ouaaz, A.Ouarek, M.Haddar.

Service de médecine du travail

Etablissement Public Hospitalier – Rouiba - Alger

Les auteurs discutent de la pertinence des outils d’évaluation de la qualité de la mise en œuvre des systèmes de management de santé et sécurité au travail (MSST) dans trois entreprises Algériennes, du BTP, de la chimie et de la mécanique. L’audit, les questionnaires et l’analyse ergonomique des situations de travail, ont été retenus comme outils d’évaluation dans ce travail.

Dans cette étude, ils soulèvent la problématique du choix de ces outils dans la détermination des écarts entre les stratégies développées et déclinées et le degré d’intégration de ces systèmes dans les pratiques.

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16h45 : Dosimétrie vocale, évaluation de la voix dans le travail .

Dr Tiziana TAROPPIO, Milan, ITALIE

L'évaluation de la voix dans le travail: de la disphonie professionnelle à la disphonie occupationnelle.-

T.Taroppio, L.Polo, O.Calcinoni- Istituto Nazionale Assicurazioni Infortuni sul lavoro, Milan....

Aujourd’hui il est nécessaire d’évaluer la voix au travail pour savoir si elle est mal employée pour une cause non reliée à l’activité ou si elle est mal employée à cause d’un surménage objectif lié à un risque d’effort vocal professionnel.

Les auteurs expliquent la différence entre la charge vocale (la quantité de voix que l'on utilise dans l'activité professionnelle) et l'effort vocal (le surmenage vocal qui peut causer un préjudice aux cordes vocales et se manifester par la formation de nodules).

Ils considèrent les causes c'est à dire l'ambiance de travail et les différentes façons de parler nécessaires au salarié, ainsi que leur posture , pour planifier une surveillance du risque "voix".

A partir de l'identification du risque "voix" dans le travail, on peut mettre en place plusieurs protocoles d'examens de dépistage et de surveillance médicale, plus ou moins importants suivant la charge vocale.

La dosimétrie vocale est l’examen approprié à cette évaluation: ce n’est pas un examen invasif car il enregistre seulement l’activité électrique pendant la phonation (confidentialité respectée).

Les auteurs exposent des cas de dosimétrie chez des infirmiers, employés, enseignants et choristes lyriques.

De ces observations dérivent des conclusions sur l' identification de la charge vocale et sur ce qu’il est nécessaire de savoir et de faire pour mieux tolérer et conserver une voix saine de façon durable.

Les auteurs présentent aussi les barèmes médico-légaux italiens pour évaluer le préjudice porté à la voix.

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16h45 : Lignes de conduite sur la surveillance sanitaire des travailleurs exposés aux NIR.

Pr F. OTTENGA, Gênes, ITALIE

LIGNES DE CONDUITE SUR LA SURVEILLANCE SANITAIRE DES TRAVAILLEURS EXPOSES AUX RAYONNEMENTS NON IONISANTS

Dr Franco OTTENGA - AIRM - ITALIE Ottenga F 1, Liberati C D 2, Traversa F 3, Bonsignore A D 3


1 Association italienne de radioprotection médicale (AIRM Italie)
2 Alsace Santé au Travail Strasbourg (France)
3 Département de médecine du Travail Université de Gènes (Italie)


La surveillance médicale des salariés exposés aux radiations non ionisantes est soumise à l'évaluation, en rapport avec les conditions d'exposition, des organes et des appareils qui y présentent une sensibilité particulière c'est-à-dire soit aux effets thermiques et aux effets de stimulations et d'interférence avec les champs électromagnétiques soit aux effets thermiques et photochimiques, directs et indirects, des radiations optiques artificielles, cohérents et non cohérents.
En Italie, le rôle du médecin affecté à la surveillance médicale des salariés exposés aux radiations non ionisantes est de collaborer à l'évaluation des risques (art. 25 du D. Lgs 81/08) et de procéder à la surveillance médicale (art. 185 , alinéa 1 et 2, art 211, alinéa 1 et 2, art 218, alinéa 1, 2 et 3 et D Lgs 81 /08).
Ces dispositions législatives ont transposées la Directive 2004/40/CE sur les champs électromagnétiques et la Directive 2006/25/CE sur les radiations optiques artificielles.
En ce qui concerne les champs électromagnétiques, les effets sur la santé présents dans les normes sont basés sur les effets aigus, seuls effets prouvés. Le champ d'application ne s'étend pas par contre aux effets possibles à long terme pour lesquels "manquent des éléments scientifiques concluants qui prouvent un lien de causalité" entre l'exposition et les pathologies probables (directive 2004/40/UE).
Dans le cas des radiations optiques par contre, à coté des effets aigus, il est juste de considérer dans l'évaluation des risques les effets à long terme, et par exemple, la cancérogénèse de la peau par exposition prolongée au rayonnement UV.
Le premier stade est naturellement celui d'identifier les salariés "particulièrement sensibles" au risque.
Dans le tableau 1 et 2 sont indiqués les catégories de situations qui, sur les bases de la littérature scientifique, doivent être considérées comme particulièrement probables.

Tableau 1. Catégorie de salariés à retenir comme particulièrement sensibles au risque d'exposition aux champs électromagnétiques :
a) Sujets porteurs de :
·  Eclats ou fragments métalliques
·  Clip vasculaires ou stent
·  Valves cardiaques
·  Pace maker cardiaque ou défibrillateur implanté
·  Pompe à insuline ou autre thérapeutique
·  Corps métalliques dans les oreilles ou implants auditifs
·  Neurostimulateur, électrodes implantées dans le cerveau ou dans la sous durale
·  Matériel métallique de la colonne vertébrale (exemple : tige de Harrington)
·  autre type de stimulateurs ou appareillage électrique ou électronique
·  Corps étranger intra utérin (par exemple : stérilet ou diaphragme)
·  Dérivation ventriculaire, cathétères cardiaques
·  Prothèses métalliques de tout type (pour antécédentes fractures, interventions correctives
articulaires..) visses, clous, fil…)
·  Prothèses mammaires, péniennes et autres prothèses
b) Etat de grossesse
c) Sujets présentant des maladies du système nerveux central ou sujets épileptiques
d) Sujets aux antécédents d'infarctus récent ou présentant une pathologie du système cardiovasculaire

Tableau 2. Catégorie de salariés à retenir comme particulièrement sensibles au risque d'exposition aux radiations optiques
·  Femmes enceintes
 Mineurs
 Personnes de phototype 1(pour exposition aux rayonnements UV) ou albinos
 Porteurs de maladies du collagène (pour exposition aux rayonnements UV)
 Personnes sous traitement permanent ou non par médicaments photo sensibilisants
 Personnes présentant des altérations de l'iris (colobome, …) et de la pupille (mydriase, pupille tonique)
 Personnes porteuses de druses (par exposition à la lumière bleue)
 Personnes porteuses de lésions malignes ou pré cancéreuses (par exposition au rayonnement UV)
 Salariés porteurs de pathologies photo induites ou aggravées par l'exposition à la lumière (par
exposition aux rayonnements UV ou infra rouge)
 Personnes porteuses de xeroderma pigmentosum (par exposition aux UV)
 Sujets épileptiques par exposition à la lumière de type intermittent (entre 15 et 25 flashs à la
seconde)
 Sujets avec implants (cristallin artificiel), par exposition aux radiations optiques entre 300 et 550
nm (UV visible jusqu'à la longueur d'onde du vert)
Un point sur lequel il n'existe pas encore de plein accord est le niveau d'exposition à partir duquel doit  être prévue la surveillance médicale pour les salariés exposés aux rayonnements non ionisants.
Sur la base des indications fournies par les directives et recommandations européennes, transposées dans la législation italienne, il apparaît actuellement raisonnable que la surveillance médicale des salariés exposés devienne obligatoire pour :


Les champs électromagnétiques :
- visite d'embauche et périodique pour les salariés "particulièrement sensibles" et pour ceux dont le niveau d'exposition est supérieur à la valeur déclenchant l'action

 Les rayonnements optiques artificiels :
- visite d'embauche et périodique pour les salariés "particulièrement sensibles".
- visite d'embauche et périodique pour les salariés étant exposés à des valeurs supérieure à la valeur limite d'exposition ou pour lesquels sont prévus le port d'équipements de protection individuelle.
Les textes CE font pencher pour une surveillance médicale de type "health monitoring" ou de
"l'observatoire de l'état de santé" sur les travailleurs exposés professionnellement. Un aspect
problématique est que, actuellement, il n'existe pas de recommandations partagées au niveau
international pour un protocole efficace.
En réalité, en Italie, des propositions d'orientations ont été fournies dans les recommandations de l'association italienne de radio protection médicale (AIRM), publiées depuis 2003 dans les actes de divers congrès nationaux, et en 2006 dans les actes du 28ème congrès international de l'ICOH.
Dans les tableaux suivants, sont repris de façon synthétique, la périodicité de la visite médicale et les protocoles à vérifier au "minimum" proposés dans de tels documents pour les différentes fréquences de spectre des radiations non ionisantes.
Type d'exposition Visite d'embauche Visite périodique
Champs
magnétiques
statiques
Visite médicale
Interrogatoire par questionnaire avec
recherche d'implant actif ou non
ECG
Visite médicale annuelle
Interrogatoire par questionnaire avec
recherche d'implant actif ou non
ECG
40
Basses fréquences
(ELF) et IF
Visite médicale
Interrogatoire par questionnaire avec
recherche d'implant actif ou non
ECG
Visite médicale annuelle
Interrogatoire par questionnaire avec
recherche d'implant actif ou non
Radios fréquences
(RF) et MW
Visite médicale
Interrogatoire par questionnaire avec
recherche d'implant actif ou non
Visite médicale annuelle
Interrogatoire par questionnaire avec
recherche d'implant actif ou non
Infrarouge (IR) Visite médicale
Examen ophtalmologique
Visite médicale annuelle
Examen ophtalmologique
Lumière visible Visite médicale
Questionnaire sur l'utilisation de
médicaments photo sensibilisants
Examen ophtalmologique
Visite médicale annuelle
Questionnaire sur l'utilisation de
médicaments photo sensibilisants
Examen ophtalmologique
UV Visite médicale
Questionnaire sur l'utilisation de
médicaments photo sensibilisants
Examen ophtalmologique et
dermatologique
Visite médicale annuelle
Questionnaire sur l'utilisation de
médicaments photo sensibilisants
Examen ophtalmologique
Laser (haute
puissance)
Visite médicale
Examen ophtalmologique
Visite médicale annuelle
Examen ophtalmologique
Il est bien entendu que le médecin, dans son activité, et par conséquent, dans la définition et la
programmation de la surveillance médicale, doit exercer selon les principes de la médecine du travail et le code éthique de l'ICOH. La "compétence" des médecins doit être garantie par une formation professionnelle continue et mise à jour régulière des connaissances pour maintenir un niveau élevé de compétences tant scientifiques que pratiques et opérationnelles.

Bibliographie essentielle
- American Conference of Governmental Industrial Hygienists – 2010 TLVs and BEIs. ACGIH 2010
- CENELEC (European Committee for Electrotechnical Standardization - Bruxelles): Procedure per la valutazione dell’esposizione dei lavoratori portatori di dispositivi medici impiantabili attivi (AIMD). Norma Europea EN 50527-1, 2010.
- Coordinamento Tecnico per la Sicurezza nei Luoghi di Lavoro delle Regioni e delle Province
Autonome: Indicazioni operative sul titolo VIII del D.Lgs. 81/2008. Punti 4.24 e 5.24 –
Documento 1, 2009.
- EMF-NET: Wp2.2 Deliverable Report D5ter: Report on studies on hypersensitivity. February 2007. http://web.jrc.ec.europa.eu/emfnet/ doc/reports/D5Ter_Report%20on%20studies%20on%20Hypersensitivity.pdf
- ICNIRP: Guidelines on limits of exposure to static magnetic fields. ICNIRP Guidelines. Health Phys., 96, 504, 2009.
- ICNIRP:Guidelines for limiting exposure to time-varying electric and magnetic fields (1 Hz to 100 kHz). Health. Phys., 99(6), 818, 2010.
- ICOH: Codice Internazionale di Etica per Operatori di Medicina del Lavoro . www.icohweb.org/core_docs
- Ottenga F., Giovanazzi A.: Guidelines of Italian Medical Radiation Protection Association about health surveillance in exposure to non-ionizing radiation. Book of Abstracts 28TH Internal Congress on Occupational Health, Milan, Italy, 437, june 2006.
- WHO: Health Surveillance in exposure to non-ionizing radiation. Environmental Health Criteria, 137, 1993.

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Vendredi 20 mai

MATIN : NUISANCES NOUVELLES, PATHOLOGIES EMERGENTES

APRES-MIDI : NOUVEAUX OUTILS DU MEDECIN DU TRAVAIL. LA SANTE AU TRAVAIL DE DEMAIN

Matin

08h30 : Participation du RNV3P à la mise en évidence de phénomènes émergents.

Dr Vincent BONNETERRE, CCPP, CHU, Grenoble

PARTICIPATION DU RNV3P A LA MISE EN EVIDENCE DE PHENOMENES EMERGENTS, COOPERATION EUROPEENNE MISE EN PLACE DANS CE CADRE (réseau MODERNET)
RETOUR SUR LE CONGRES ICOH A PROPOS DES RISQUES EMERGENTS


Pr Vincent BONNETERRE – CCPP - CHU DE GRENOBLE


Problématique générale de la mise en évidence de phénomènes sanitaires émergents
Le comité scientifique auprès de la commission européenne, dédié aux risques sanitaires émergents (Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks SCENHIR) identifie huit raisons responsables des échecs antérieurs concernant la mise en évidence et la prise en charge de nouveaux risques quels que soient leur origine1. Parmi ces « reasons for past failures » identifiées, on retient notamment l’absence de surveillance adéquate (défaut de détection de la maladie ou de l’agent à un stade précoce), et le manque d’information appropriée aux personnes en charge de l’évaluation et de la gestion du risque.

Participation du RNV3P à la mise en évidence de phénomènes émergents,
Le Réseau National de Vigilance et de Prévention des Pathologies Professionnelles (RNV3P), enregistre au sein d’une base nationale un résumé structuré de chaque consultation réalisée au sein des centres de consultations de pathologies professionnelles.
L’un des objectifs du réseau est de proposer et tester des méthodes avec lesquelles le RNV3P pourrait être en mesure de renforcer sa capacité de détection précoce de « pathologies professionnelles potentiellement émergentes », définies comme étant des associations « pathologie x exposition professionnelle », non préalablement identifiées (littérature silencieuse ou non concluante), et qui semblent justifier d’une exploration complémentaire de part les données internes du RNV3P.
Une 1ere méthode de mise en évidence d’évènements de santé émergents valorisant directement l’expertise clinique, point fort du réseau, a été formalisée (« émergence clinique »).
Des méthodes statistiques et de fouille de données ont également été testées sur la base de données du RNV3P. C’est notamment le cas des méthodes utilisées en pharmacovigilance, pour explorer les bases de notifications spontanées d’effets indésirables médicamenteux suspectés.
Enfin, les forces et limites du RNV3P ont été identifiées pour chacune des étapes entre la survenue d’un phénomène de santé émergent en santé-travail, jusqu’à sa prise en charge en termes de prévention, afin de proposer des pistes d’amélioration.


Réseau MODERNET (Monitoring Occupational Diseases and New Emerging Risks Network)
MODERNET est un réseau d’équipes européennes de spécialistes de pathologies professionnelles intéressées par le développement de méthodes pour la surveillance des maladies professionnelles (10 pays). L’objectif est de mutualiser les expertises et de travailler sur 4 axes principaux : qualité et comparabilité des données, surveillance des tendances des pathologies connues, détection de pathologies émergentes, dissémination de l’information (notamment pour retour vers préventeurs et décideurs). Le RNV3P s’est affirmé comme l’un des partenaires clé de ce réseau.


Congrès Tracing New Occupational Diseases, Amsterdam 7-8avril 2011 http://www.icohscom2011.nl/
Les partenaires de Modernet, ont organisé avec le soutien de l’ICOH, un congrès sur les risques professionnels émergents associant un volet méthodologie et un volet clinique (nouvelles pathologies décrites, investigations de clusters). Un retour sur quelques temps forts de ce congrès est proposé en fin de communication.


1 EU Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks. Position paper adopted at the SCENHIR 28th plenary on 19th January 2009.
http://ec.europa.eu/health/ph_risk/committees/04_scenihr/docs/scenihr_s_01.pdf

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09h15 : Etude de l'évolution du profil spirographique des travailleurs de deux centres miniers tunisiens.

Dr BANI M. , Tunis, TUNISIE

Etude de l’évolution du profil spirographique des travailleurs de deux centres miniers tunisiens

BANI M1, YOUSSEF I1, LADHARI N1, BALTI2 , HOUSSINE A2, GHARBI R1

1: Service de Pathologie Professionnelle et d’Aptitude au Travail, EPS Charles Nicolle, Tunis - Tunisie. 2 : Inspection médicale du travail - Tunisie.

Introduction : Les travailleurs des mines sont exposés à de nombreux risques professionnels, dont le risque respiratoire. L’exploration fonctionnelle respiratoire constitue un outil de surveillance périodique de la fonction respiratoire des salariés. Dans ce travail, on se propose d’évaluer la fonction respiratoire chez 72 travailleurs de deux mines du nord ouest tunisien (mine de fer et mine de plomb zinc).

Méthode :

Il s’agit d’une enquête descriptive rétrospective portant sur les dossiers de 72 employés. L’évaluation de la fonction respiratoire a été faite après la réalisation de spirométries en fin de journée de travail.

Résultats :

Notre échantillon était constitué de 72 individus de sexe masculin avec une moyenne d’âge de 48,8 ans [36-55 ans]. Parmi ces employés, les mineurs représentaient 63.8% des cas et les travailleurs de maintenance 36.2% des cas. L’ancienneté professionnelle moyenne était de 20.3 ans [0-34 ans]. Le tabagisme était retrouvé chez 83 % de la population. Des antécédents d’atteintes pulmonaires infectieuses (tuberculose, pneumonie et bronchite aigue) étaient notés dans 79 % des cas. La dyspnée était la principale plainte fonctionnelle respiratoire exprimée (72.2 % des cas). L’auscultation pulmonaire avait décelé la présence de râles dans 45.8% des cas. Après exploration par spirométrie, on a conclu à 45.8 % de cas de syndromes restrictifs très probables, 18.5% de syndromes mixtes. Un syndrome des petites voies aériennes était noté chez 5 salariés. La spirométrie était parfaitement normale chez 8 individus.

Les centres miniers étaient pourvoyeurs de pneumoconioses sévères notamment dans les centres miniers de plomb zinc avec des profils spirographiques très perturbés.

Conclusion :

L’activité minière a été largement réduite en Tunisie à cause de l’épuisement de nombreux gisements (fermeture de plusieurs centres miniers) entrainant une réduction notable du risque pneumoconiotique, mais la généralisation de la médecine de travail et l’amélioration des conditions de travail a sans aucun doute contribué à la protection de la santé des travailleurs qui sont encore en exercice dans cette industrie extractive.

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09h30 : Nanoparticules et santé.

Pr Patrick BROCHARD, LSTE, Université de Bordeaux

NANOPARTICULES ET SANTE

Patrick BROCHARD

Laboratoire Santé Travail Environnement

Université Bordeaux Segalen

ISPED – case 11 – 146 rue Léo Saignat – 33076 BORDEAUX CEDEX

Les nanomatériaux sont des matériaux dont au moins une dimension est inférieure à 100 nanomètres. Ils sont actuellement développés dans le cadre des nanotechnologies qui utilisent les nouvelles propriétés physiques et chimiques acquises par la matière condensée lorsque le rapport entre les atomes de surface et l’ensemble des atomes constitutifs de l’ensemble du matériau augmente : pour une espèce chimique donnée, la réactivité de surface augmente et les matériaux acquièrent ainsi des propriétés qui les rendent beaucoup plus performants.

Parmi ces nanomatériaux, les nanoparticules correspondent à des particules de matière sphériques ou allongées (nanotubes ou nanofils) qui sont susceptibles d’être émises dans les milieux (air, eau, aliments, sols) et d'entrer par leur intermédiaire en contact avec les cellules et les tissus de l’homme. Ce contact peut être intentionnel : nanoparticules développées à des fins biomédicales et utilisées chez l’homme comme vecteurs de principe actifs (chimiothérapies) ou comme traceurs biologiques (imagerie cellulaire). Mais ce contact peut résulter d’une contamination par voie externe (inhalation, contact per cutané, ingestion) susceptible de retentir sur les tissus correspondants à la voie de pénétration (appareil respiratoire, peau et muqueuse, appareil digestif) ou au passage systémique de ces nanoparticules à travers ces barrières naturelles (barrière alvéolo-capillaire, épiderme, muqueuse digestive) et au-delà, à travers les filtres tissulaires (barrière hémato encéphalique, barrière placentaire, filtre glomérulaire).

Trois notions sont maintenant bien acquises :

- Les particules d’une composition chimique donnée sont plus toxiques pour les cellules lorsque leur taille diminue en deçà des 100 nanomètres.

- Les mécanismes de toxicité cellulaire en cause sont très complexes et peuvent concerner aussi bien la dénaturation directe des membranes cytoplasmiques ou mitochondriales, que le déclenchement de la réponse cellulaire au stress oxydant aboutissant à une réponse pro-inflammatoire, à une transformation cancéreuse de la cellule ou à sa mort programmée (apoptose).

- La réponse tissulaire observée chez l’animal après inhalation ou injection intra trachéale, ou après injection dans les séreuses, peut aboutir à des lésions tissulaires irréversibles lorsque la dose utilisée est suffisamment importante.

Les paramètres qui semblent prédire un effet toxique au niveau cellulaire ou tissulaire sont multiples : la surface spécifique, le nombre de particules, la taille et la distribution granulométrique, la charge de surface, la forme de la particule, la bio persistance de la particule dans les tissus…

Ces différents paramètres sont bien sûr intriqués et peuvent évoluer dans le temps : des nanoparticules peuvent s’agglomérer dans l’air ou les liquides et former des agrégats qui en modifient les propriétés biologiques ; la composition de surface peut être intentionnellement modifiée (fonctionnalisation chimique) ou évoluer du fait des interactions spontanées avec les autres espèces chimiques présentes dans les milieux (adsorption de xénobiotiques à la surface des nanoparticules). Ces événements complexes rendent difficile la détermination précise des relations dose-effet mesurées sur les modèles de toxicologie conventionnelle.

Enfin, il n’existe encore que très peu de données chez l’homme. Néanmoins, celles-ci sont suffisantes pour retenir l’attention :

- Les grandes études épidémiologiques sur la pollution atmosphérique ont montré une relation causale entre les concentrations de particules fines et ultrafines et certains effets cardiovasculaires et les cancers broncho-pulmonaires ;

- Les séries cliniques étudiant les variations temporelles de concentration en particules ultrafines de l’air chez des sujets porteurs de maladies coronariennes ou asthmatiques ont mis en évidence des corrélations significatives avec des modifications de l’activité électrique cardiaque, des modifications des facteurs de coagulation sanguine ou des paramètres fonctionnels respiratoires ;

- Les études d’exposition contrôlée de l’homme (exposition à un aérosol calibré de nanoparticules de carbone) ont permis de documenter le phénomène de déposition / épuration et de mettre en évidence une réponse infra clinique sur certains paramètres (activité pro-inflammatoire, modification de la spirométrie) à des concentrations pondérales très faibles (de l’ordre de 50 µg par m3 d’air). Ces études ont également permis de montrer l’influence de maladies préexistantes (asthme, bronchite chronique).

Au total, comme l’avait conclu le Comité Prévention Précaution du Ministère de l’Environnement en Mai 2006, il existe suffisamment de données scientifiques pour considérer que les effets biologiques des nanoparticules représentent un danger potentiel : pour une espèce chimique donnée, la forme physique (dimension nanométrique, nanoparticule allongée) va exacerber la réponse biologique et entraîner des effets toxiques.

En revanche, il n’existe pas assez de données chez l’homme pour évaluer le risque lié aux nanoparticules.

Ces incertitudes justifient l’application du principe de précaution, à la fois dans la protection des professionnels et du public exposé aux nanoparticules intentionnellement manufacturées et dans la mise en œuvre de tests prédictifs d’effet toxique pour ces mêmes particules avant leur mise sur le marché.

C’est tout l’intérêt théorique du dispositif REACH, mais c’est aussi l’occasion d’en souligner les limites dans le domaine des nanoparticules.

Références bibliographiques :

1. Les effets sur la santé reliés aux nanoparticules.

Ostiguy C, Soucy B, Lapointe G, Woods C, Menard L.

Rapport R-558 – Avril 2008 – Institut de Recherche en Santé et en Sécurité du Travail – Montréal, Canada.

2. Les nanomatériaux : sécurité au travail.

Rapport d’expertise collective de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET). Juillet 2008.

3. Nanotoxicology : interactions of nanomaterials with biological systems.

Zhao Y, Nalwa HS,

American Scientific Publishers, 2007.

4. Les nanoparticules : un enjeu majeur pour la santé au travail ?

Bazin BH

EDP Sciences – Collection : Avis d’experts. Juillet 2007.

5. Les nanomatériaux : effet sur la santé de l’homme et sur l’environnement

Rapport d’expertise collective de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail (AFSSET). Juillet 2006.

6. Nanotechnologies – Nanoparticules : quels dangers, quels risques ? ». Ministère de l’Ecologie et du Développement durable, Comité de la prévention et de la précaution, 2006.

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10h30 : Travaux de l'ANSES sur les champs electromagnétiques.

Pr Gérard LASFARGUES

TRAVAUX DE L'ANSES SUR LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES


Pr Gérard LASFARGUES - Directeur général adjoint scientifique - ANSES – MAISONS-ALFORT


L’Anses, agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, est née le 1er juillet 2010 de la fusion de l’ex-Afssa et de l’ex-Afsset. L’Anses conduit de multiples travaux sur la thématique des champs électromagnétiques (CEM) dans les suites de différents avis rendus sur ces sujets par l’Afsset.
Le sujet des CEM, particulièrement de la téléphonie mobile et des radiofréquences, est caractérisé en France à la fois par un nombre très important de connaissances scientifiques disponibles et par un niveau de controverse sociétale majeure, très médiatisée, ayant même conduit des actions en justice pouvant aller jusqu’au démantèlement d’antennes-relais de téléphonie.
L’agence a mené dans ce contexte une expertise collective sur l’impact sanitaire des CEM liés aux radiofréquences. Quelles en sont les conclusions essentielles ?
Les études expérimentales n’apportent pas à ce jour de preuve avérée d’un effet biologique particulier des radiofréquences.
Les donnés épidémiologiques suggèrent la possibilité d’une augmentation du risque de certaines tumeurs cérébrales (gliomes) pour une utilisation de la téléphonie mobile d’une durée d’exposition supérieure à 10 ans. Les excès de lymphomes et leucémies observés et leur répétition sur plusieurs cohortes de militaires exposés à des radars montrent que l’on ne peut à ce jour écarter la possibilité d’une association entre l’exposition aux radiofréquences de plus de 2 GHz aux niveaux d’exposition de ces applications et le risque de lymphomes et leucémies.
Par ailleurs, il n’y a pas à ce jour de preuve scientifique d’une relation de causalité entre exposition aux radiofréquences et hypersensibilité électromagnétique.
Des résultats positifs sur le plan thérapeutique pour ces personnes souvent en souffrance importante ont pu être obtenus par des thérapies comportementales ou des prises en charge globales. Des protocoles de prise en charge et suivi sont développés, notamment par les consultations de pathologie professionnelle de différents CHU en France.
Concernant plus spécifiquement les expositions professionnelles aux CEM, des niveaux d’exposition non négligeables peuvent être présents à certains postes de travail. Ils doivent être évalués et les expositions réduites si nécessaire.
Suite aux différents rapports et avis de l’agence et dans le cadre participatif du « Grenelle des ondes », différentes mesures, notamment pour l’information des populations et la réduction des expositions aux CEM des téléphones mobiles et antennes-relais ont été mises en oeuvre.
Des campagnes de métrologie sont actuellement conduites pour mieux renseigner les expositions professionnelles et prévenir les risques pour ces populations.
L’Anses gère actuellement un appel à projet spécifique sur le thème des CEM pour soutenir la recherche et met en place un comité de dialogue avec les parties prenantes dans le champ de l’environnement et de la santé au travail.

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11h00 : le stress-travail dépendant en Italie : principes normatifs et méthodologie d'évaluation.

Pr Alfredo-Dino BONSIGNORE, Gênes, ITALIE

LE STRESS AU TRAVAIL- EN ITALIE:

PRINCIPES NORMATIFS ET METHODOLOGIE D’EVALUATION

A.D. Bonsignore, F. Traversa, A. Bonsignore

Sections Départementales de Médecine du Travail et Médecine Légale - Université de Gènes, Italie

A la suite de l’Accord Interconfédéral du 9/06/2008, l’accord Européen du 8/10/2008 décrit le stress au travail comme “ condition pouvant étre accompagnée de malaises et de troubles de nature physique, psychologique ou sociale chez les individus qui ne sont pas à même de satisfaire aux requêtes ou de répondre aux attentes.”

En Italie, le Décret Législatif n. 81/2008 affronte le problème et reconnait dans l’interaction de l’organisation du travail et des caractéristiques psychophysiques et socio-démographiques l’origine du stress travail-dépendant et pose l’accent sur la nécessité, de la part de tous, de reconsidérer les risques psychosociaux et le rôle joué par les opérateurs dans la prévention et la gestion.

Le but des principes normatifs étant l’amélioration de la qualité de vie au travail et de la vie tout court. Si les efforts de l’individu sont voués à l’échec en raison d’un stress supérieur à la capacité d’intervention et d’adaptation, celui-ci est vulnérable vis-à-vis des maladies d’ordre psychique ou somatique ou les deux.

Ainsi l’évaluation du risque de stress travail-dépendant revient-elle à l’employeur (à l’instar de l’évaluation de tous les autres risques) qui s’appuie sur le Responsable du Service de Prévention et Protection (RSPP) avec la collaboration du Médecin du Travail (“Compétent”)et la consultation du Représentant des Travailleurs pour la Sécurité (RLS).

A l’heure actuelle, seule une évaluation objective semble être en mesure de fournir les éléments qui permettent d’exclure, dans un milieu de travail particulier, la présence de facteurs favorisant le stress au travail.

A ce propos, et d’après les indications de la Commission Consultive pour l’évaluation du stress au travail instituée par la loi 81/2008 et les modifications successives, a été établie une méthodologie d’évaluation mise en application à la fin de 2010 prévoyant deux phases, une phase nécessaire ou préliminaire et une phase éventuelle ou approfondie.

L’évaluation préliminaire consiste dans le recueil d’indicateurs objectifs et vérifiables appartenant aux catégories suivantes : 1) événements sentinels tels que le nombre d’accidents, les absences maladies, les signalements des Médecins du Travail etc…; 2) facteurs liés aux contenus du travail tels que le milieu de travail, les charges, rythmes, horaires, roulements etc…; 3) facteurs de contexte du travail tels que l’autonomie de décision, les conflits interpersonnels, les évolutions de carrière etc…

En cas d’absence de facteurs de risques dus au stress, l’employeur est tenu d' en faire mention sur le document d’évaluation des risques (DVR) et de prévoir un programme de monitorage., en cas d'interventions correctives se révélant non efficaces, il doit passer à la phase d’évaluation approfondie qui prévoit l’utilisation de questionnaires traduisant la perception subjective des travailleurs.

Nombreuses sont les expériences en cours actuellement en Italie depuis l’introduction de l’évaluation reposant sur ces indications méthodologiques.

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11h30 : Le plaisir et la souffrance au travail en images et en chansons

Dr Y. LE PROVOST, AIMT, Rennes

12h00 : Déjeuner à l’hôtel Mercure

Apres-Midi

14h00 : Sessions scientifiques - Nouveaux outils du médecin du travail La santé au travail de demain

Jean-Dominique DEWITTE, Jean-François GEHANNO, Paul FRIMAT

Table ronde SOMMET animée par Jean-François CAILLARD :


AD. BONSIGNORE, J. CORBELLA,
R. GHARBI, CH. LARAQUI, A. SEMID

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14h00 : Nouvelles recommandations concernant le suivi des salariés exposés à l'amiante (HAS2010)

Pr Jean-Dominique DEWITTE, Université de BREST

Nouvelles recommandations concernant le suivi des salariés exposés à l’amiante (HAS 2010)

Le suivi post-professionnel (SPP) des personnes ayant été exposées à l’amiante durant leur vie professionnelle a été mis en place en 1993, suite à la directive européenne de 1989. Les objectifs initiaux du SPP visaient essentiellement le dépistage des affections cancéreuses liées à l’exposition à divers agents cancérogènes professionnels, dans le cadre d’une prévention secondaire, et à leur reconnaissance en maladie professionnelle.

Le dispositif tel qu’il est décrit dans les textes n’a que peu été appliqué sur l’ensemble du territoire national, y compris pour l’amiante, et ce malgré les recommandations issues de la conférence de consensus de 1991. Ceci semble dû essentiellement à la non-délivrance des attestations d’exposition réglementaires cosignées par l’employeur et le médecin du travail, et à la méconnaissance de leurs droits par beaucoup de salariés.

En 2010, la Haute Autorité de Santé a décidé de mettre en place une « audition publique » pour élaborer de nouvelles recommandations à partir du travail d’une commission qui a rédigé un rapport d’orientation et des recommandations au décours d’un débat public. Cette commission réalise une sélection, l’analyse puis la synthèse de la littérature médicale et scientifique pertinente sur ce thème. Les experts sont choisis en raison de leur compétence et de leurs publications sur le sujet. Cette audition a été présidée par le Pr Christophe Paris de l’Université de Nancy. Les recommandations sont téléchargeables sur le site : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_935546/suivi-post-professionnel-apres-exposition-a-l-amiante

Les recommandations sont regroupées en plusieurs chapitres :

- Des recommandations générales au nombre de 4

- Des recommandations plus spécifiques concernant la mise en place du suivi post-professionnel à l’amiante, c’est-à-dire concernant les salariés ne bénéficiant d’un suivi par un service de santé au travail. Ces recommandations sont au nombre de 7.

- Enfin, le contenu du SPP amiante fait l’objet de 13 paragraphes.

- La réalisation de l’examen tomodensitométrique thoracique dans de bonnes conditions nécessite 4 recommandations.

- D’autres recommandations s’appliquent à la recherche sur ce SPP, en particulier sur la caractérisation des expositions professionnelles à l’amiante dans la population générale, le rôle pronostique éventuel des plaques pleurales vis-à-vis de la survenue de cancer bronchopulmonaire ou de mésothéliome, les effets du dispositif de SPP et, enfin, de l’évaluation des anomalies non malignes associées à une exposition à l’amiante en TDM thoracique.

Quelles recommandations faut-il retenir en priorité ? Le suivi post-professionnel doit pouvoir bénéficier à toutes les personnes de tous les régimes de protection sociale qui ont été exposés à l’amiante. Celles-ci doivent être informées des risques pour leur santé, des effets des éventuelles expositions conjointes, tabac en particulier, et des dispositifs dont elles peuvent bénéficier. La mise en place d’une visite médicale du travail de fin de carrière est préconisée avec remise d’un relevé d’exposition à l’amiante mais aussi aux autres cancérogènes, relevé qui devra aussi être envoyé en copie à une structure spécialisée régionale. L'examen de référence recommandé pour le diagnostic des pathologies pleuro- pulmonaires non malignes associées à une exposition à l’amiante est l’examen TDM thoracique. En l’état actuel des connaissances, il n'y a pas de bénéfice médical démontré à effectuer un dépistage par l’examen TDM thoracique des pathologies malignes (cancer broncho-pulmonaire [CBP] et mésothéliome) et non malignes (plaques pleurales, asbestose, fibrose de la plèvre viscérale) chez les sujets ayant été exposés à l’amiante. Toutefois compte tenu du droit du sujet exposé à l'amiante de connaître son état de santé et de l’existence de dispositifs de réparation, un examen TDM thoracique est proposé dans le cadre du SPP. En l’état actuel de nos connaissances, la pratique d’épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) ou d’une radiographie pulmonaire et les autres examens d’imagerie ne sont pas recommandés pour le dépistage des affections malignes ou non malignes associées à une exposition à l’amiante. La réalisation d’un examen TDM thoracique, après délivrance de l’information décrite ci-dessus, est proposée aux personnes ayant été exposées à l'amiante de manière active pendant une durée minimale cumulée de 1 an avec une latence minimale de 30 ans pour les expositions intermédiaires et 20 ans pour les expositions fortes. Si l’examen TDM thoracique initial est normal, il est recommandé, concernant la réalisation des examens TDM thoraciques suivants, une périodicité de 5 ans pour les expositions fortes à l’amiante et de 10 ans pour les autres expositions. Une visite médicale entre deux examens TDM thoraciques peut être demandée par le patient en cas d’apparition de signes cliniques respiratoires intercurrents, avec une prise en charge au titre du SPP. Il est recommandé une réévaluation des recommandations précédentes dans un délai maximal de 5 ans, pour tenir compte de l'évolution des connaissances et de l'expérience acquise par leur mise en œuvre. En particulier, ces éléments devront être reconsidérés plus tôt pour le CBP s’il est démontré l’efficacité d’un dépistage de cette affection par les essais internationaux en cours. L’utilisation des marqueurs biologiques actuels n’est pas recommandée pour le dépistage du CBP ou du mésothéliome pleural malin dans le cadre du SPP « amiante ».

En cas de tabagisme actif, il est recommandé de proposer à chaque personne un sevrage tabagique.

Pour l’instant, ces recommandations n’ont pas fait l’objet de textes réglementaires particuliers.

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14h30 : Les autoconfrontations croisées en clinique de l'activité: un outil pour le médecin du travail

Pr C. IDDER LAIB, Alger; ALGERIE

Titre : Un outil pour le médecin du travail : les autoconfrontations croisées en clinique de l’activité

Auteurs : Idder Laib C. ; Kaced N. ; Haddar M.

SUMT « Djamel Eddine Abed » EPH Rouiba

Résumé :

Les médecins du travail sont parmi les professionnels de la santé et de la prévention, ceux qui sont les plus ouverts sur les démarches et les techniques anciennes ou nouvelles, de leurs champs ou d’ailleurs afin de répondre à la mission essentielle de leur intervention : la préservation de la santé des travailleurs et l’amélioration des situations de travail.

En Algérie comme ailleurs, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux outils pour atteindre nos objectifs de prévention.

Depuis quelques années, nous avons mis en place dans notre service, avec la collaboration de l’équipe de psychologie du travail du CNAM, une démarche en clinique du travail qui permet l’analyse des situations de travail : les autoconfrontations croisées.

Cette intervention propose de situer la méthodologie, de décrire la méthode et de présenter les résultats d’une intervention sur le terrain dans une entreprise de communication.

Parmi les résultats que nous rapportons :

· La mise en œuvre des recommandations pour l’amélioration des conditions de travail sur écran

· La mise en place d’un dispositif permettant une activité réflexive sur le métier

· La création des fiches de postes

· La création de nouveaux intitulés de postes

· L’amélioration de l’organisation du travail et l’élaboration de cahiers de procédure

Cet outil permet donc à la fois de faire de la prévention et d’aider ceux qui font le travail à le penser pour le transformer.

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14h45 : ADR 2011 accord Européen sur transport international des marchandises dangereuses par la route

Dr Tarik ESSAID, Casablanca, MAROC

Dr Tariq ESSAID

Accord européen relatif au transport international des marchandises

Sujet « L’ADR 2011 »

         L’ADR Pour la communauté Européenne : «Dangereuses par Route ». L'ADR régit le transport sécurisé des marchandises dangereuses. L'ADR, issues de recommandations de l’ONU, n'’a pas force de loi, chaque pays contractant en assure le contrôle sur son territoire, et ce selon sa propre législation. Le Médecin du travail, n'est pas directement concerné par la mise en œuvre de ce règlement. Cependant, en raison de son statut de préventeur dans l’entreprise, il est concerné par les retombées de ce règlement sur les salariés dont il a la charge. Ce règlement concerne tout salarié d’entreprise dont l’activité comporte les transports terrestres de marchandises dangereuses, les opérations d’emballage, de chargement, de remplissage ou de déchargement, liés à ces produits.

Ce thème propose un aperçu sur ce règlement avec zoom sur les dispositions qui peuvent interpeler le Médecin du travail.

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14h45 : Santé mentale des soignants et contrainte psychosociales en milieu de soin.

Dr H. BENMESSAOUD, Alger, ALGERIE

Titre : Santé mentale des soignants et contraintes psychosociales en milieu de soins.

Auteurs : H. Benmessaoud; N. Liani, K. Khoudour ; G.Tadjer ; S.Amari ; 

A. Lamara- Mahamed.

Service de médecine du travail. EHS Pierre et Marie Curie. Alger. Algérie.

Résumé :

Cette recherche avait pour objectifs d’évaluer l’état de santé mentale, à travers le concept de l’épuisement professionnel, de 1503 soignants et d’identifier les principales contraintes psychosociales et organisationnelles liées à leur détresse psychologique.

Elle est composée d’une étude épidémiologique, réalisée par auto – questionnaire, et d’une analyse ergonomique des situations de travail à travers cinq observations de soignants durant leur journée de travail.

L’étude épidémiologique a retrouvé un niveau élevé d’épuisement émotionnel chez 56,6% des 920 répondants, un manque d’accomplissement personnel chez 30,1% et une envie de quitter définitivement la profession chez 40% d’entre eux.

La surcharge de travail, le manque de formation et la préparation insuffisante pour affronter les demandes des patients et de leur famille, les faibles gratifications monétaires étaient des facteurs professionnels favorisant un état d’épuisement professionnel.

L’analyse ergonomique a objectivé des insuffisances et des dysfonctionnements relatifs aux infra structures et aux équipements : locaux inadaptés à l’activité de soins, pénibilité physique accrue par un manque de matériels et d’équipements techniques, organisation du travail émiettée par de multiples interruptions…

Au vu de ces résultats, une stratégie de prévention participative permettant aux équipes soignantes de s’impliquer directement dans l’identification et la résolution des problèmes qui contribuent aux tensions est indispensable, pour permettre la prise en charge de leur souffrance psychique et pour améliorer les conditions d’exercice en milieu de soins.

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15h00 : L'équipe pluridisciplinaire en santé au travail: quelles perspectives et quelles évolutions en 2011.

Pr Paul FRIMAT, Université de Lille2, CHRU LILLE

L’EQUIPE PLURIDISCIPLINAIRE EN SANTE AU TRAVAIL :

QUELLES PERSPECTIVES ET EVOLUTION EN 2011 ?

Professeur Paul FRIMAT

Université Lille 2 – CHRU

La loi du 11/10/1946 a créé en France les services de Médecine du Travail et c’est tout naturellement que le décret du 26/11/1946 a mis clairement l’accent sur le suivi médical individuel (prévention secondaire) assurée par un ou plusieurs médecins qui ont pris le nom de médecins du travail.

Si peu à peu, les décrets successifs ont précisé la mission du médecin du travail en milieu de travail, c’est la directive européenne de Juin 1989 qui pose les principes généraux de prévention des risques professionnels et la priorité aux interventions collectives pluridisciplinaires plutôt qu’à la surveillance de la santé.

Ainsi, si la loi de 1946 avait « positionné » les missions de Médecine du Travail sur le seul médecin, c’est la loi du 17/01/02 (loi de modernisation sociale) qui fait obligation aux services de santé au travail d’assurer une mise en œuvre de compétences médicales, techniques et organisationnelles… la notion d’équipe en Santé au Travail est enfin évoquée.

Dans l’exercice de l’activité pluridisciplinaire, il est indispensable que le médecin du travail reste le « pivot » du système, c’est-à-dire non pas l’ordonnateur de toutes les démarches, mais le « passeur et le responsable » de la synthèse réalisée.

La notion d’équipe en Santé au Travail est apparue en 2010 et est reprise dans le projet de loi actuel où l’on précise à la fois sa composition (au minimum Médecin, IPRP, infirmière) et le rôle d’ « animateur » et de « coordonnateur » du médecin.

Toutes ces évolutions nécessitent de préciser à la fois les champs d’actions des nouveaux métiers (IST, AST, Assistante Sociale, IPRP…) mais aussi le niveau de complémentarité dans l’équipe (délégation de tâches, transfert de compétences, chartes de coopération…).

Dans le cadre des nouvelles missions des SST (définies dans la future loi), la mise en place des équipes Santé-Travail s’imposera afin de répondre aux différents besoins des salariés et des entreprises, la mise en place de formation spécialisée deviendra nécessaire… la mise en place des équipes Santé-Travail doit être réfléchie et préparée… pour être efficace, y compris dans les différents systèmes de prévention (privé, public…).

De même qu’il n’est pas possible de faire évoluer l’attractivité d’un secteur professionnel, tel que celui de la santé au travail, sans associer à l’action des professionnels celle de l’ensemble des intervenants, la formation à la santé au travail ne concerne pas seulement les professionnels de santé, mais l’ensemble des acteurs de l’entreprise, parce qu’elle est le lieu où s’opèrent des synergies ou des ruptures entre social, santé, organisation et management. La préconisation formulée dans le rapport relatif à la formation des managers et des ingénieurs en santé au travail a été une initiative intéressante (rapport W. Dab), visant à faire acquérir aux cadres dirigeants, en formation initiale et continue, un socle de compétences permettant la prise en compte des problématiques de santé au travail.

Ainsi, la formation d’une culture interdisciplinaire et d’une communauté d’objectifs est indispensable aux équipes pour mettre en œuvre le travail en commun et éviter que la pluridisciplinarité ne se réduise à une juxtaposition de compétences, ou pire, ne dégénère en conflits de légitimité.

Dans un travail en équipe, il est difficile d’articuler des cultures professionnelles construites indépendamment les unes des autres avec des orientations de travail basées sur l’échange, la mutualisation, l’intégration des contributions de tous les métiers. Il faut construire un « objet commun » pour que les professionnels de toutes les disciplines se rencontrent et développent une représentation commune des risques professionnels et de leurs interactions avec la santé.

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16h00 : TABLE RONDE : Présentation de leur système de santé au travail , difficultés, perspectives d'avenir.

Animateur : Pr Jean François CAILLARD avec Pr BONSIGNORE, Pr SEMID, Pr LARAQUI, Pr GHARBI, Pr CORBELLA, Pr WEHBI.

16h45 : FIN DES JOURNEES, discours de cloture.

Bureau et membres du comité d'organisation.

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